: FO CASVP: covid
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mardi 15 septembre 2020

COVID ET MALADIE PROFESSIONNELLE : UNE RECONNAISSANCE AU RABAIS !



Le décret relatif à la reconnaissance en maladies professionnelles des pathologies liées à une infection au SARS-CoV2 est paru ce jour au Journal Officiel.

Pour FO, force est de constater que les déclarations gouvernementales du printemps dernier ne se traduisent pas dans ce texte très limitatif quant à la reconnaissance de l’engagement de tous les professionnels des établissements médico-sociaux.

En effet, le 23 mars, le Ministre des Solidarités et de la santé assurait que le coronavirus serait systématiquement et automatiquement reconnu comme maladie professionnelle pour les soignants, et précisait même que cela était « la moindre des choses, il n’y a aucun débat là-dessus ». Il réaffirmait encore le 21 avril devant les députés, « S’agissant des soignants, quels qu’ils soient, quels que soient leur lieu d’exercice et leur mode d’exercice – à l’hôpital, en EHPAD, en ville, quelle que soit la discipline concernée, nous avons décidé une reconnaissance automatique comme maladie professionnelle, ce qui signifie une indemnisation en cas d’incapacité temporaire ou permanent et, en cas de décès, des mesures au bénéfice des descendants. Autrement dit, l’imputabilité du travail dans la survenue de la maladie est automatique. C’est unique. »

Or, ce décret paru aujourd’hui est des plus limitatifs puisque seules les « affactions respiratoires aiguës causées par une infection au SARS-CoV2, confirmée par examen biologique ou scanner ou, à défaut, par une histoire clinique documentée (compte rendu d’hospitalisation, documents médicaux) et ayant nécessité une oxygénothérapie ou toute autre forme d’assistance ventilatoire, attestée par des comptes rendus médicaux, ou ayant entraîné le décès. » Toutes les autres séquelles sévères de cette maladie (rénale, dermatologique, neurologique…) sont exclues du tableau.


Pour FO ce décret constitue une iniquité flagrante entre les catégories d’agents malades et ce n’est pas une commission ad hoc qui pourra pallier les défauts intrinsèques de ce texte.
 
Pour FO, ce texte est outrageant pour tous ceux qui dans les services se sont engagés pleinement auprès des résidents, personnes âgées, personnes handicapées…alors même que les moyens de protection individuelle faisaient défaut, pour ensuite, à leur tour, être contaminés.
 
La rédaction de ce texte est tout autant dangereuse dans le contexte actuel d’annonce d’une deuxième vague programmée de pandémie de Covid et pourrait remettre en cause l’engagement des personnels déjà lourdement affectés.
 
Pour ces motifs, FO exige du Ministre des Solidarités et de la Santé la réouverture de réelles négociations pour une reconnaissance étendue à tous les contaminés du travail, sans restriction de gravité et sans limitation de durée. C’est dans ces termes que FO s’est adressée ce jour par courrier à Olivier VERAN.

mercredi 26 août 2020

COVID 19 CIRCULATION INTENSIVE DU VIRUS. 1ER SEPTEMBRE 2020 : PORT DU MASQUE OBLIGATOIRE. EHPAD UNE INQUIÉTUDE GRANDISSANTE : LA CRAINTE D’UN NOUVEAU CONFINEMENT. LES SECTIONS, LES SAAD, LE SPASAD… QUELLES SONT LES MESURES QUE COMPTENT PRENDRE LE CASVP. FO INTERPELLE LA DIRECTRICE GÉNÉRALE



Madame la directrice générale,

 

La COVID 19 circule de nouveau avec une telle intensité, à telle enseigne que le gouvernement via le conseil scientifique craint non sans raison une seconde vague épidémique.

 

Conséquence : un fait et une mesure radicale : Un constat angoissant vient d’être établi dans les EHPAD, d’une part, et l’obligation de porter un masque dans les lieux clos et collectifs, d’autre part.

 

Force est de constater réellement une inquiétude grandissante dans les EHPAD de France et la plupart de ces établissements sont à se demander si, face à une telle ampleur dont certains signes avant-coureurs font penser à celle de février 2020, un reconfinement ne serait pas la solution idoine.  Bien évidemment, nous n’en sommes pas encore à cette extrémité.

 

Toutefois, quelques chiffres sont alarmants

et qui ne prêtent à aucune contestation :

 

Entre le 1er mars et le 18août, 10511 personnes sont mortes des suites du COVID-19 en EHPAD, selon le dernier bilan hebdomadaire de la Santé, publié le 20 août 2020. Ce document pointe dans ces établissements un frémissement des nouvelles contaminations se traduisant ainsi par 18 nouveaux « clusters » entre le 11 et 18 août.

 

À cet égard, tout le secteur (en France plus de 7500 EHPAD accueillent plus de 600 000 résidents) s’inquiète d’un éventuel retour du confinement, souvent qualifié de « traumatisant ».

 

À cet effet, des agences régionales de santé (ARS) ont envoyé des consignes aux directeurs d’établissements les enjoignant à réactiver leurs cellules Covid et à stocker du matériel pour plusieurs semaines.

 

Par ailleurs, à compter du 1er septembre 2020, le port du maque est obligatoire au sein du milieu professionnel, autrement dit, dans tous les lieux clos collectifs. Seuls, échappent à cette mesure, les agents disposant d’un bureau individuel.

 

                   Maintenant que l’on sait parfaitement, chiffres à l’appui, la situation préoccupante dans les EHPAD et les mesures qui ont conduit au port du masque obligatoire dans tous les lieux clos collectifs, il paraît hautement souhaitable de connaître les dispositions que vous envisagez prendre prochainement.

 

À ce sujet, notre organisation syndicale demande, dès la rentrée, la réunion d’un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et ainsi vous soumettre en préambule quelques-unes de nos questions dont la liste n’est pas exhaustive mais prises au débotté.

 

  1. Quelles sont les nouvelles mesures de prévention qui seront prises ?
  2. Irons-nous vers un confinement partiel ou un statu quo ?
  3. Face à une circulation intensive du virus, des horaires seront-ils aménagés pour les établissements recevant du public et pour celles et ceux qui interviennent à l’extérieur auprès des seniors ?
  4. Le télétravail sera-t-il derechef facilité pour les agents qui en feront la demande et le nombre d’ordinateurs suivra-t-il la courbe ascendante ?
  5. Les ASA seront-ils encore d’actualité en cas de fermeture des écoles ?
  6. Dans les EHPAD du CASVP, a-t-on dénombré de nouveau cas de covid-19 parmi les agents et les résidents ? Si oui, combien, les établissements concernés ?
  7. Dans les autres établissements, sections, SAAD, SPASAD… des cas de covid-19 ont-ils été répertoriés étant donné que 1/3 des personnes contaminées proviennent du milieu professionnel ?
     
     Ces questions, au fur et à mesure des jours, des semaines et des mois, en produiront d’autres d’ici le mois de septembre, et c’est pour toutes ces raisons que j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir réunir le plus rapidement possible les partenaires sociaux dans le cadre d’un CHSCT et d’autres qui suivront, actualité changeante oblige, pour débattre de tous ces sujets fondamentaux qui exigent des solutions pérennes.
                      
    En vous remerciant,

jeudi 20 août 2020

TESTS RT-PCR AVANT REPRISE DE FONCTION. FO INTERPELLE LA DIRECTION GÉNÉRALE.



Madame la directrice générale,

 

Face à un nombre important de foyers de contamination, des précautions d’usage s’avèrent de nouveau hautement envisageables.

 

Le port du masque obligatoire dans certaines métropoles, le lavage des mains, les règles d’hygiène élémentaires, de distanciation constituent désormais les éléments à part entière de notre quotidien.

 

Le coronavirus circule, des clusters un peu partout en France sont identifiés et la vigilance de tous les instants redouble et conduit derechef à mettre en place de nouvelles mesures anticipant quelque peu une éventuelle seconde vague.

 


Concernant nos établissements du CASVP, lesdites nouvelles mesures prévoient que les agents doivent avant la reprise de fonction effectuer un test RT PCR. 

 

Or, force est de reconnaître que les modalités concernant cette dernière mesure n’ont pas été divulguées et par conséquent un flou persistant subsiste. À cet égard, vous comprendrez, Madame la directrice générale, que cela demande inévitablement des réponses à ces deux questions de principe permettant ainsi d’y voir un peu plus clair.

 

  • Pour les personnels des EHPAD, les tests RT PCR seront-ils effectués au sein des établissements à l’instar de ce qui s’est fait lors de la période du confinement ou ailleurs ?
  • Pour les agents des autres établissements du CASVP, les tests RT PCR seront-ils effectués in situ ou à l’extérieur vers un service médical dédié à cet effet ?
     
    Pour toutes ces raisons, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir nous apporter toutes les informations nécessaires concernant les nouvelles conditions s’agissant des tests RT PCR pour tous les agents du CASVP de retour de congés.
                       
    En vous remerciant,

jeudi 30 juillet 2020

1500 ou 1000 EUROS : UNE NOUVELLE MISE AU POINT S’IMPOSE.







La délibération du 19 juin 2020 prévoit le versement d’une prime exceptionnelle aux agents en fonctions soit en EHPAD, SSIAD, SAAD (1500 euros) soit en CHRS, CHU, ESI (1000 euros) au cours de la période du 1er mars au 30 avril 2020.
 Le CASVP a décidé seul ou on lui a suggéré, peu importe, de modifier la période précitée et d’en inventer une autre du 16 mars au 10 mai 2020 inclus.

 Seule, pour FO, la délibération du 19 juin 2020 votée au conseil d’administration du CASVP et signée par Mesdames Dominique VERSINI et Florence POUYOL est officielle et ne peut fait l’objet d’aucune contestation (document en pièce jointe).


Face aux recours successifs, le CASVP tourne casaque, en clair, effectue un virage à 180° et prend en compte maintenant après tout ce happening inutile la période légale du 1er mars au 30 avril 2020.


Donc, un nouveau versement est prévu sur la fiche de paie du mois d’août 2020 pour les exclus de la prime exceptionnelle en juillet avec pour référence cette fois-ci la période du 1er mars au 30 avril 2020.

 L’affaire n’est pas complétement terminée. Le CASVP reprend la période légale mais la prime exceptionnelle est versée qu’aux agents en présentiel alors que d’autres conditions figurent dans la délibération du 19 juin 2020.

Les agents suspectés ou contaminés au COVID 19 et les agents en congés annuels ou JRTT (article 5) pendant la période légale précitée. 

Si les agents, malgré ce retour en arrière du CASVP, n’ont pas encore perçu la prime exceptionnelle en août, notre organisation syndicale les invite à déposer un recours gracieux auprès de la directrice générale du CASVP, la seule personne qui a pris la décision de rectifier la période légale et d’en substituer une autre avec pour déboire de multiplier à l’infini les mécontentements via les recours gracieux.

 Les 1500 ou 1000 euros proviennent des caisses de l’État. Le CASVP doit seulement répercuter ces sommes qui ne lui appartiennent pas conformément aux dispositions de ladite délibération.

 FO fera sans cesse un rappel des dispositions tant que les personnels concernés bénéficiaires de droit sont privés injustement de la prime exceptionnelle.









lundi 27 juillet 2020

COVID-19 Une possible seconde vague. FO interpelle la DG




Madame la directrice générale,

Comme vous le savez, depuis le 20 juillet 2020, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos. Cette mesure a été mise en œuvre pour répondre à l’évolution de l’épidémie Covid-19.

Qui plus est, si l’épidémie ne s’est jamais arrêtée depuis le début du déconfinement, nous pouvons observer depuis quelques jours des signes palpables de reprise. Les indicateurs sanitaires en Île-de-France qui jusqu’à présent étaient orientés en baisse légère mais continue sont à nouveau repartis à la hausse.
Pour preuve, en date du vendredi 17 juillet 2020 :
  1. Le taux d’incidence en Île-de-France est repassé au-dessus de 10 pour 100.000 habitants à 11,3%
  2. Le taux de positivité est lui aussi repassé au-dessus de la moyenne nationale avec une évolution de 1% à plus de 1,4%
  3. Le nombre de cas contacts à risque par personne contaminée est aussi en hausse, il est passé de 2 en moyenne à 5/6 par personnes contaminée.

    À cet égard, le Décret n° 2020-884 du 17 juillet 2020, liste les mesures générales pour faire face à l’épidémie de Covid-19 et le port du masque  est rendu obligatoire dans les établissements recevant du public.
    Par ailleurs, la mairie de Paris anticipe sur une nouvelle vague et, à cet effet, une cellule de veille est réactivé à compter du 27 juillet 2020 et se réunira en visioconférence tous les lundis.
    Pour FO, la cellule de veille CASVP qui a fait suite à la cellule de crise COVID 19 doit également se réactiver et réunir les membres du CHSCT et avertir en temps réel les agents du CASVP au sujet des autorisations spéciales d’absence, la suspension de la journée de carence….
    De surcroît, notre syndicat regrette qu’un protocole « travail à distance ou « télétravail » n’a pu aboutir avant le retour de cette épidémie.   
    Enfin, nous demandons que les organisations syndicales et notamment les représentants au CHSCT soit mis au courant des préconisations, des mesures et des solutions envisagées par la ville de Paris via celle de la cellule de veille dans le cas d’une seconde pandémie.
    En vous remerciant,

Plafonnement des primes COVID-19. FO interpelle la Direction Générale



Madame la Directrice Générale,


Le bulletin officiel de la Ville de Paris du vendredi 24 juillet 2020 nous informe de la parution d’un arrêté ayant pour objet « fixation dérogatoire du plafond de l’indemnité forfaitaire spécifique pour rétribuer les travaux effectués par les agents du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris à l’occasion de la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 pour l’année 2020 ».

 

Ainsi, il est décidé de dérogé pour l’année 2020 au plafond de 500.000 € de l’indemnité forfaitaire spécifique et de porter ce montant à hauteur de 3.000.000 €. Ce montant tient compte des réajustements à effectuer pour les ajustements relatifs au reliquat et régularisation de la prime de « mobilisation », du versement de la prime « d’investissement » et des autres opérations exceptionnelles à venir.

 

Autrement dit, le plafond de l’enveloppe se situant à 500 000 euros est rehaussé à 3 millions d’euros. Ce qui veut dire que cette majoration doit profiter aux oubliés des primes dites de mobilisation et d’investissement.

 

Pour notre organisation syndicale qui à plusieurs reprises mettait l’accent sur les oubliés du covid-19, cette montée en flèche de l’enveloppe dédiée à cet effet doit recouvrir une très grande majorité d’agents injustement pénalisés desdites primes.

 

Pour cela, nous souhaitons connaître exactement le nombre d’agents qui ont perçu les deux primes précitées circonscrites à un plafond de 500 000 euros d’une part, et les autres personnels qui devraient en bénéficier après en avoir été exclus du fait d’une nouvelle enveloppe à hauteur de 3 000 000 euros d’autre part. 

 

Enfin, pour clore ce chapitre, j’ai l’honneur de vous demander de plus amples détails sur les diverses « opérations exceptionnelles à venir ».    

 
Je vous prie d’agréer, Madame la Directrice Générale...

mercredi 15 juillet 2020

Prime de 1500 €. Application stricte de la délibération.

Courrier adressé à la Direction Générale




Madame la directrice générale,

 Comme vous le savez, dans sa séance du 19 juin 2020, le conseil d’administration du CASVP via une délibération a précisé les modalités du versement d’une prime exceptionnelle de 1500 euros aux agents des EHPAD,  SSIAD et SAAD ou 1000 euros aux personnels des CHRS, CHU et ESI.
 
Sont concernés aux articles 1 et 5 tous les agents en fonctions dans les établissements susnommés qui ont travaillé soit en présentiel pendant la période du 1er mars au 30 avril 2020 soit ont été absents en congés de maladie, en accident de travail ou de maladie professionnelle dès lors que ces trois motifs bénéficient d’une présomption d’imputabilité au virus covid-19.

Malheureusement, la réalité est tout autre. Nonobstant, les dispositions réglementaires dûment signés par la vice-présidente du CA et vous-même, force est de constater que le CASVP ne respecte pas in extenso les 2 articles de ladite délibération.
 
EXPLICATION.

Dès la publication de la délibération, deux changements radicaux sont intervenus a posteriori.

1° La période précisée à l’article 1 a été réduite du 16 mars au 30 avril 2020 limitant ainsi le nombre d’agents pouvant y prétendre.

2° Les trois motifs que sont le congé de maladie, l’accident de travail et la maladie professionnelle liés à une possible contamination du coronavirus ne sont plus pris en compte et désormais seuls les agents présents lors de cette période modifiée intentionnellement seront les heureux bénéficiaires.

Ces modifications ont été entreprises sans aucune explication, sans aucune discussion bref, c’est à prendre ou à laisser. Exit le dialogue social, place aux économies avec l’argent qui ne vous appartient pas !

Ainsi, serions-nous régis sous une république bananière ? Le CASVP bafoue le droit, prend des libertés avec les textes, décide quels seront les heureux récipiendaires, impétrants et in fine les organisations syndicales n’ont qu’à bien se tenir, obéir et accepter sans coup férir ? Et puis quoi encore !

Les personnels de ces établissements ont le droit tout à fait légitime de recevoir cette prime exceptionnelle. Ils l’ont méritée et personne ne peut s’y opposer. Leur retirer ce dû, c’est d’abord ne pas reconnaître leurs efforts et leur dévouement quotidiens, puis c’est en quelque sorte les mépriser et enfin s’arroger illégalement une enveloppe pécuniaire dont le seul propriétaire est l’État.

Dans ces conditions, notre organisation syndicale vous demande d’appliquer stricto sensu la délibération du 19 juin 2020 entérinée par la préfecture le 26 juin 2020 et qui par ses nombreux articles stipulent exactement et sans aucune controverse tous celles et ceux qui peuvent y prétendre que ce soit en présentiel ou qui remplissent les trois motifs d’absence conformément à l’article 5.

En vous remerciant,

mardi 7 juillet 2020

Délibération n° 0028 du 19 juin 2020 créant des primes exceptionnelles de 1500 ou 1000 euros


La délibération n° 0028 du 19 juin 2020 créant des primes exceptionnelles de 1500 ou 1000 euros en faveur des personnels des EHPAD, SSIAD, SAAD, CHRS, CHU et ESI a été publiée et validée par les services du contrôle de légalité (Préfecture).

Sont concernés les personnels affectés ou volontaires pour assurer des missions en renfort sur la période du 1er mars au 30 avril 2020. De fait, aucune remise en cause n’est possible pour les agents ayant travaillé pendant cette période.

dimanche 14 juin 2020

EHPAD : LA PRIME EXCEPTIONNELLE DE 1500 EUROS ENTRE EN VIGUEUR.



LE DÉCRET EST ENFIN PARU LE SAMEDI 13 JUIN 2020 AU JOURNAL OFFICICIEL ET ENTRE EN VIGUEUR LE DIMANCHE 14 JUIN 2020 !

 

ENFIN LE JOUR J EST ARRIVÉ !

Décret n° 2020-711 du 12 juin 2020 relatif au versement d'une prime exceptionnelle aux personnels des établissements et services publics sociaux et médico-sociaux de la fonction publique hospitalière, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique de l'Etat dans le cadre de l'épidémie de covid-19

MONTANT

Le montant de la prime exceptionnelle est de 1500 euros. Plus aucune ambiguïté, elle sera bel et bien versée. Sur la paie de juillet ou août au plus tard. L’important, c’est que cette prime exceptionnelle tant attendue par les agents des EHPAD soit désormais officialisée.

 

LES CONDITIONS

  • La prime exceptionnelle est destinée aux personnels des EHPAD en récompense de leurs efforts durant l’épidémie du coronavirus et ayant exercé leurs fonctions entre le  1er mars et le  30 avril 2020 (article 1er du décret).
  • Le montant de la prime exceptionnelle est réduit de moitié en cas d'absence d'au moins quinze jours calendaires pendant la période de référence mentionnée susvisée.

Ø  Les agents absents plus de 30 jours calendaires au cours de cette même période de référence ne sont pas éligibles au versement de la prime. L’absence est constituée par tout motif autre que :
-le congé de maladie, -l'accident de travail, -la maladie professionnelle, dès lors que ces trois motifs bénéficient d'une présomption d'imputabilité au virus covid-19 ;
- les congés annuels et les congés au titre de la réduction du temps de travail pris au cours de la période mentionnée à l'article 1er.


-La prime exceptionnelle fait l’objet d’un versement unique et n’est pas reconductible. L’agent ne peut la percevoir qu’à un seul titre. Enfin, cette prime est exonérée de toutes les cotisations et contributions sociales, ainsi que de l'impôt sur le revenu.

mercredi 10 juin 2020

PRIME DITE « D’INVESTISSEMENT » DE 330 € NETS. LES FONCTIONNAIRES DES ADMINISTRATIONS PARISIENNES DOIVENT BÉNÉFICIER D’UN TRAITEMENT IDENTIQUE. LES CRITÈRES RETENUS PAR LE CASVP POUR VERSER LADITE PRIME SONT A MINIMA.FO INTERPELLE MADAME DOMINIQUE VERSINI, PRESIDENTE DU COMITE TECHNIQUE DU CASVP



Madame la Présidente du Comité technique,

 

Au CASVP, 5000 agents au CASVP sont bénéficiaires de la prime de mobilisation à raison de 35 euros abondée par la suite de 10 euros par jour pour frais de repas.

 

La prime dite « d’investissement » de 330 euros nets doit être versée sur la paie de juillet selon des critères « CASVP » bien définis :

  • aux agents qui au cours de cette crise sanitaire ont été soumis à un surcroît significatif de travail en présentiel, en télétravail ou assimilé.
  • aux agents venus en renfort dans le cadre de l’appel à volontariat au-delà du 10 mai 2020.
     
    Or, force est de constater que la ville de Paris a contrario du CASVP a élargi ces critères en sus des deux critères susvisés et, à cet égard, ladite prime est versée aussi :
  • aux agents investis qui auront dû concilier leur travail avec des contraintes personnelles ou fait preuve de disponibilité et d’engagement.
  • aux agents qui auront été à la fois mobilisés sur sites et donc perçu la prime de mobilisation et eu une charge de travail importante en télétravail.
  • aux agents qui se sont portés volontaires pour renforcer le dispositif Chalex ou le 3975.
     
    Dans ces conditions et au regard de la stricte égalité de traitement entre tous les fonctionnaires des administrations parisiennes, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir faire appliquer par le CASVP ces trois dernières mesures dérogatoires dont seuls les agents de la ville de Paris sont, aujourd’hui, les principaux bénéficiaires.
     
    En vous remerciant,
     
    Je vous assure Madame la Présidente, de ma parfaite considération. 

vendredi 15 mai 2020

PRIME EXCEPTIONNELLE 1500 EUROS : NOUS AVONS ÉTÉ ENTENDUS



Monsieur Hervé SPAENLE, sous-directeur des services aux personnes âgées a déclaré, ce jour, en présence de la nouvelle directrice de l’EHPAD « Alquier Debrousse », de l’adjointe à la directrice, de la directrice des soins et de 30 soignants que la prime exceptionnelle de 1500 euros sera versée aux agents des EHPAD quel que soit leur statut conformément au décret du 14 mai 2020.

 

Pour parachever le tout et dans un souci de stricte égalité de traitement, les aides à domicile et les agents sociaux qui œuvrent aussi auprès des personnes âgées ne doivent aucunement être privés de cette prime que le décret mentionne aussi dans ses diverses dispositions.

lundi 20 avril 2020

COVID-19 EHPAD ET SECTIONS DES PRIMES VERSUS FLEURS ET MUGUETS



Deux fleuristes ont pris une sage décision d’appeler aux dons et récolté via une cagnotte 50.000 euros. Une très bonne initiative sur laquelle s’est engouffrée immédiatement la mairie de Paris avec la plus grande célérité.

 

Des fleurs, du muguet et surtout ne pas parler d’argent

La Maire de Paris offre dans un premier temps des fleurs et dans un second temps du muguet aux soignants des EHPAD. Ce sont des beaux gestes mais ne répondent pas aux attentes des personnels.

 

De qui se moque-t-on ?

Les personnels des EHPAD et des sections qui pour les uns interviennent auprès des personnes âgées qui pour les autres reçoivent des usagers et un public en détresse demandent tout simplement que la prime exceptionnelle promise par le gouvernement leur soit tout bonnement versée.

 

Des fleurs, du muguet, mais les frigidaires sont vides

Les fleurs et le muguet ne remplissent pas le frigidaire mais égaient tout simplement et momentanément une demeure que la crise sanitaire et sociale rend chaque jour monotone, triste et angoissante depuis bientôt 40 jours.

 

Le pouvoir d’achat est primordial par les temps qui courent. Le parfum des fleurs et du muguet même additionné ne peut se substituer aux fins de mois difficiles.

 

Le pécuniaire ne peut remplacer la santé

mais encore moins les fleurs. Le choix est vite établi.


Pour FO qui a toujours demandé la fermeture des 6 sites, une conséquence à la fois de créations de « clusters » et d’absence de matériel de protection en nombre suffisant, exige tout de même en l’absence de réponse positive à notre revendication salutaire, le versement de cette prime exceptionnelle en sus bien évidement des 35 € nets par jour de présence. Et enfin, un taux de RPP (avancement de grade)  à hauteur de 100% dans la mesure où leurs missions sont indispensables.
Quant aux soignants des EHPAD dont le travail quotidien est de plus en plus anxiogène et alarmiste compte tenu des 132 décès de résidents et des 291 personnes âgées contaminés par le COVID-19, la moindre des choses, c’est illico, le versement de ces trois entités pécuniaires ( la prime grand âge, la prime exceptionnelle et les 35 €) sans aucune restriction.


DES FLEURS, DU MUGUET OUI !

DES PRIMES, OUI, OUI, OUI !

RECONNAITRE UN TRAVAIL, C’EST BIEN.

VERSER DES PRIMES, C’EST NETTEMENT MIEUX !

L'absence de dépistage à l'EHPAD "François 1er". FO interpelle la Direction



Monsieur le Directeur,

 

 À la demande expresse de la Maire de Paris, les consignes données au CASVP sont la généralisation de tests de dépistage du COVID-19 à tous les personnels des EHPAD sans exclusive.

 

 Cette initiative découle du grand nombre de décès dans les EHPAD et notamment à l’EHPAD « Jardin des Plantes ».

 

  De surcroit, tous les personnels des EHPAD, hormis ces deux EHPAD « Harmonie » et « François 1er », ont tous été testés et les résultats ont été en grande majorité dévoilés aux agents.

 

  Or, il s’avère impossible que l’EHPAD « François 1er » dans lequel vous officiez en qualité de directeur soit exclu desdits tests massifiés.

 

 À cet égard, les personnels doivent connaître s’ils sont contaminés ou pas, la transparence et l’apaisement sont à ce prix.

 

  Qui plus est, les décès constatés et avérés au sein de votre établissement constituent une preuve supplémentaire que lesdits tests sont importants et, ce à double titre : rassurer les agents et juguler la propagation de ce virus.

 

 Dans ces conditions, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir prendre l’attache auprès des laboratoires dédiés à cet effet afin que lesdits tests soient opérationnels le plus rapidement possible.

 

 Dans l’hypothèse où ces dépistages ne seraient pas effectués dans les plus brefs délais, les agents de votre établissement pourront légitimement faire usage de leur droit de retrait.

 

 Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de mes salutations distinguées.