: FO CASVP: RPS
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lundi 2 juillet 2018

Flambée de risques psychosociaux au CASVP : La Direction générale dégaine son pistolet à eau !



La flambée des risques psychosociaux

Réorganisations tous azimuts (mutualisations, fusions…), suppressions de postes, travail sous pression, contrôle du rythme de travail, burn-out, explosion du nombre des incivilités à l’égard des agents, manque de reconnaissance professionnelle, perte du sens  du travail social, maltraitance institutionnelle, emplois précaires qui servent de tampon budgétaire…



Notre direction est trop forte !
Elle étrangle tout le monde par sa propre gestion et ensuite met en œuvre un plan de prévention contre les Risques Psychosociaux !



Préparation du brasier

On veut supprimer ou réorganiser ! Alors on crée une situation problème ; on réduit les enveloppes budgétaires, on supprime les effectifs et on met les agents en tension. L’absentéisme des restants augmente ! Alors on fait un diagnostic, une expertise, des groupes de réflexion…et on constate (oh surprise) que ça ne marche pas. On dit alors « on va faire autrement ». Alors on fait savoir  que l’on est dans une période de restriction et que l’on doit réorganiser à nouveau !



Pour maitriser cet embrasement la direction générale sort son pistolet à eau !

Dans ce contexte, la direction présentera, le 10 juillet 2018, aux membres du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), un plan d’actions de prévention contre les RPS pour que les agents supportent mieux les contraintes imposées par la politique de notre administration. Des discours et de la communication  d’un côté, pour  soit disant          « prendre soin » des personnels et dans le même temps l’accélération des mutualisations, fusions et plateformes générant ainsi un mal être au travail.



Pour éteindre l’incendie il faut en priorité

Améliorer les conditions de travail de l’ensemble des agents, arrêter les coupes drastiques dans les budgets du CASVP, embaucher les personnels nécessaires au fonctionnement des services, arrêter les suppressions de postes, assurer un déroulement de carrière linéaire (ratio d’avancement à 100%), redonner un sens au travail social, mettre en œuvre un véritable plan de lutte contre les incivilités, arrêter toutes fusions et mutualisations, arrêter la multiplication des outils informatiques, titularisation des emplois précaires.

vendredi 25 novembre 2016

Force ouvrière du CASVP interpelle la Direction générale sur les risques psychosociaux consécutifs aux changements en matière de conditions de travail





Madame la Directrice générale,


Force ouvrière du CASVP est intervenue au comité technique du 18 novembre 2016 sous la présidence de Madame Dominique VERSINI, adjointe au maire de Paris chargée de la solidarité…

FO présentait oralement les grands axes du courrier de Monsieur Philippe CHOTARD, Secrétaire général de la ville de Paris, envoyé aux directeurs et directrices de la Mairie de Paris et du CASVP.

Le Secrétaire général de la ville de Paris prend tout à fait conscience des grands bouleversements intervenus depuis quelques années dans les administrations parisiennes : mutualisations, fusions des services, déménagements…, constituent des opérations de grande envergure qui peuvent avoir des impacts en matière de santé et de risques psychosociaux.

Lors dudit comité technique, vous avez pris connaissance, Madame la directrice générale, des nombreuses interrogations de notre syndicat et déjà quelques réunions allant dans ce sens ont été prises dans plusieurs sections. C’est un encouragement et une avancée positive pour les personnels qui attendent à rebours des actes concrets.

FO est intervenue oralement sur ces nombreuses questions épineuses s’agissant des conséquences de ces multiples réorganisations et changements en matière de travail, aussi, nous demandons que les mesures qui doivent être prises par notre administration soient formalisées par écrit afin que tous les agents des établissements publics du CASVP soient parfaitement au courant de toutes les actions que vous comptez entreprendre.

De réelles angoisses se font jour face à de telles évolutions qui obligent en permanence aux agents du CASVP de s’adapter à ce nouvel environnement via les nouveaux outils informatiques, le recensements des statistiques, les pressions exercées par la hiérarchie, les comptes à rendre, les démarches et objectifs à atteindre et tout cela est à produire avec des effectifs constants.

Un guide émanant de la mairie de Paris a été édité et de nombreuses instructions ont été définies dans un sens pour apaiser les peurs et les craintes des agents et des solutions intermédiaires ont été prises et notamment via la constitution de comités pluridisciplinaires et des réunions avec les représentants du personnel de la mairie de Paris (voir guide en ligne).

Bien évidemment, notre organisation syndicale est tout à fait disponible pour tous ces éventuels rendez-vous qui devraient et, nous le souhaitons de tout cœur, permettre à tout un chacun de proposer, d’apporter ses propres solutions et in fine d’attirer le CASVP sur l’ampleur des mécontentements sous-jacents des agents qui n’ont pas besoin d’éclore de manière virulente mais qui peuvent être interprétés comme des lanceurs d’alerte.

En conséquence, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir nous communiquer toutes les actions où les mesures que vous envisagez de prendre en regard des instructions précises présentés au CHSCT central  le 15 novembre 2016  dont le guide « Prévention et conduite du changement » était le principal artisan des réformes proposées par la mairie de Paris.

En vous remerciant,

vendredi 17 avril 2015

Le détournement de la prévention des risques psychosociaux (RPS)



L’article L 4121-1 du Code du travail met à la charge de l’employeur une obligation de prévention des risques professionnels. Les principes généraux de prévention déclinés dans l’article L 4121-2 du Code du travail trouvent naturellement application en matière de risques psychosociaux.

FO rappelle que ce qui fait qu’un risque pour la santé au travail est psychosocial, ce n’est pas sa manifestation, mais son origine : les risques psychosociaux sont définis comme les risques pour la santé mentale, physique et sociale, engendrés par les conditions d’emplois et les facteurs organisationnels et relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental.

Pour mieux supporter les contraintes
Pour se dédouaner de ces obligations, certaines administrations privilégient les actions de prévention très indivualisées. Par exemple l’apprentissage de la gestion du stress, la gestion des comportements agressifs… En quelque sorte ces formations tendent à donner à chaque agent un capital psychologique permettant de mieux supporter les contraintes des organisations du travail.

C’est donc une approche excessivement psychologisante ayant pour avantage de dédouaner les employeurs publics de toute réflexion sur l’organisation du travail.

Cette dérive de la prévention vers les individus est provoquée par le refus de traiter les problèmes d’organisation du travail. En effet, les risques psychosociaux proviennent essentiellement de l’organisation du travail et des moyens qui lui sont accordés. Le manque de moyens induit les tensions relationnelles entre professionnels. En réduisant le nombre d’emplois sans réduire le travail à réaliser, non seulement les risques psychosociaux se développent mais les dispositions du code du travail ne sont pas respectées car elles exigent « la nécessité d’adapter le travail à l’homme » (4° article L.4121-2 du Code du travail)
C’est ainsi que l’on peut mieux comprendre l’incapacité du CASVP à réduire la souffrance au travail des personnels et constater l’augmentation des arrêts de travail des agents pour raisons de santé.
FO accordera quelques crédits et peut être même une signature à un protocole d’accord sur les RPS dès que la Mairie de Paris et le CASVP cesseront leur politique d’austérité à l’égard des agents et dès l’abandon de la convergence tarifaire en EHPAD institué par le précédent gouvernement qui place la gestion des EHPAD directement sous le hachoir des Directeurs d’Agence Régionale de Santé .

jeudi 3 avril 2014

PLAN DE PREVENTION DES RISQUES PSYCHOSOCIAUX (RPS) AU CASVP. FO N'EST PAS DUPE !



Par lettre datée du 20 mars 2014, le premier Ministre détaille les conditions de mise en œuvre du plan d’action national pour la prévention des risques psychosociaux dans les trois fonctions publiques.

Ce plan est la déclinaison de l’accord relatif à la prévention des risques psychosociaux du 22 octobre 2013 que Force ouvrière n’a pas signé.

Le Premier Ministre fait état d’une politique volontariste pour mieux prévenir les risques professionnels dans l’ensemble de la fonction publique (3 versants).



Ainsi, il est précisé que chaque employeur public réalisera un diagnostic des risques RPS au plus près du terrain sur la base d’une démarche participative impliquant les agents et leurs représentants.



C’est dans ce cadre que le CASVP conviera le 8 avril 2014 les organisations syndicales.


COMMENTAIRE FO

Pour FO, les RPS ne doivent pas être évoqués da manière isolée sans prendre véritablement leur cause en considération. Ainsi, les économies budgétaires se traduisant par  le non remplacement des départs en retraites, les restructurations, les fusions via le projet de service des sections, les efforts demandés aux personnels soignants liés à la convergence tarifaire en EHPAD, sont autant d’éléments qu’il conviendrait réellement de prendre en considération pour éviter les RPS.
La mise en œuvre du plan de prévention des RPS ne limitera pas la portée de nos revendications en matière de conditions de travail et de rémunérations qui participent très largement au bien être au travail.