: FO CASVP: Reconversion Professionnelle
Affichage des articles dont le libellé est Reconversion Professionnelle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Reconversion Professionnelle. Afficher tous les articles

lundi 18 août 2014

LA PROCÉDURE DE RECONVERSION DE NOUVEAUX EFFECTIFS À MOINDRE FRAIS !



Pour changer de métier, le CASVP préconise la reconversion professionnelle à tous les agents, toutes catégories confondues.

Principes : tout agent, adjoint administratif, assistant socio-éducatif, aide soignant, agent social, adjoint technique, infirmier… qui souhaite changer de métier doit franchir deux étapes : 

En premier lieu, les tests techniques et la mise en situation professionnelle et en second lieu, la commission de reconversion (voir note de service en pièce jointe).

Sur le papier tout est idyllique,
mais sur le fond rien de transcendant.

 Explications.
Dans un contexte de pénurie financière, le CASVP doit trouver nombre de biais pour accroître ses effectifs alors que la Ville de Paris lui demande sans cesse de les diminuer. (Madame Anne HIDALGO, maire de Paris cherche 400 millions d’euros pour boucler le budget 2015).
EURÊKA ! POUR LE CASVP, LA RECONVERSION PROFESSIONNELLE DOIT SERVIR DE VARIABLE D’AJUSTEMENT.
Ainsi, à n’importe quel agent de la filière administrative, hospitalière, soignante ou technique qui souhaite changer de métier, le CASVP lui propose de candidater. C’est-à-dire de se présenter à des tests techniques et de passer devant une commission de reconversion composée de représentants des services centraux et d’un représentant syndical qui participe pleinement aux délibérés. Tout est resplendissant et comment ne pas souscrire à un tel projet !

Or, il y a un hic ! Les agents en reconversion professionnelle seront-ils tous remplacés. Face à cette question ultime, le mutisme du CASVP reste préoccupant.

Faire du social sur le dos des agents, FO ne peut l’admettre. Il est facile de demander aux agents de changer de métier surtout ceux de la filière hospitalière, soignante, administrative et technique pour renflouer le manque d’effectifs dans les sections projet de service des sections oblige.

Dans les établissements du CASVP où sont concentrés nombre d’agents de la filière soignante, technique et administrative épuisés par des travaux pénibles, il est facile de recruter et de proposer une reconversion professionnelle sans pour autant que des engagements soient donnés quant à des remplacements futurs.

Pour notre organisation syndicale, la procédure de reconversion professionnelle n’est pas une mauvaise mesure à condition toutefois qu’elle ne contribue pas à réduire encore et encore les effectifs. Toute reconversion professionnelle doit être conditionnée obligatoirement par un remplacement.

Or, ces remplacements ne sont pas garantis. Un exemple : dans les EHPAD, les effectifs dépendent de trois budgets (soins, dépendance, hébergement) pour lesquels le CASVP ne peut aucunement intervenir. En bref, prendre des effectifs dans les EHPAD sans les remplacer serait hautement suicidaire.

Les faits actuels : la majorité des agents qui demandent une reconversion professionnelle appartiennent à la filière soignante et hospitalière et très peu issus de la filière technique. Dans la filière administrative, quelques assistants socio éducatifs et un très petit nombre de secrétaires administratifs et d’adjoints administratifs.

 ➔ L’objectif primordial de la procédure de reconversion professionnelle, c’est de recruter de nouveaux agents dans les sections. En effet, le projet de service des sections s’avère être un énorme pourvoyeur d’emplois. C’est pourquoi, face à la demande exponentielle d’usagers, à la mutualisation des sections, à la fusion des services, à l’introduction de la polyvalence intégrale, la reconversion professionnelle servira de substitut aux créations d’emplois.….

➔ Pour remédier à cette pénurie d’effectifs, la reconversion professionnelle constitue la panacée. Conséquence : des établissements déjà en sous–effectifs qui seront encore démunis (EHPAD, SSIAD, SAAD, CTI, …) au profit de quelques sections aux effectifs dans l’ensemble sans cesse en diminution constante mais porteuses en germe de victoires municipales en perspective.
LA RECONVERSION PROFESSIONNELLE EST UN LEURRE.
AU FINAL, UN ANGÉLISME EN TROMPE- L’OEIL !

mardi 28 janvier 2014

RECONVERSION PROFESSIONNELLE DE LOUABLES INTENTIONS…MAIS RIEN DE CONCRET !



Le  Lundi 27 janvier 2014, les organisations syndicales ont été reçues par la Direction générale concernant la nouvelle procédure de reconversion professionnelle.
                       
 Principes :
 Deux cas de figure.
1)   (en 2013) seuls les agents qui sont reconnus inaptes au travail peuvent prétendre à un reclassement professionnel. 
2)  (en 2014) les agents qui sont aptes à leur travail mais qui pour des raisons diverses souhaitent changer de métier peuvent aussi bénéficier d’une reconversion professionnelle.

A)    La procédure précédente (2013) ne concerne que le premier cas de figure et les résultats escomptés n’ont pas donné entière satisfaction. Les tests étaient inadaptés et les agents en reclassement professionnel issus en très grande majorité de la filière hospitalière n’ont pas tous intégré un nouveau métier, loin s’en faut, dans la filière administrative. 
B)     La procédure qui doit se mettre en place au premier trimestre 2014 a pour objectif de rectifier les errements du passé et permettre à nombre d’agents qui en font la demande, inaptes et aptes au travail, de pouvoir changer de métier.

La nouvelle procédure de reconversion professionnelle s’articule autour de trois entretiens, de nouveaux tests plus adaptés, d’un tutorat, et pour finir la possibilité d’augmenter le nombre d’agents concernés et demandeurs.
L’agent, seul acteur de la procédure, fait une demande de reconversion professionnelle. Qu’il soit reconnu inapte ou pas, il doit solliciter un rendez-vous via le bureau de gestion auquel il est rattaché. Sous un mois, il recevra une convocation et sera reçu par les agents des bureaux du service des ressources humaines, des concours, de la formation et des parcours professionnels, de la prévention et des risques professionnels.

1)  Lors de ce premier entretien, l’agent doit évoquer ses souhaits, son nouveau projet professionnel, le poste qu’il convoite… Ce rendez-vous fait l’objet d’un courrier écrit personnalisé et dans lequel des premières préconisations sont faites dans le cadre de son nouveau parcours professionnel. Un représentant syndical peut y participer à la seule et unique demande de l’agent. 
2)  Lors du deuxième entretien, les préconisations choisies peuvent se matérialiser par la réalisation d’un bilan de compétences dont la durée ne peut excéder trois mois, la réalisation d’une évaluation des capacités professionnelles de l’agent, l’orientation vers un nouvel emploi, l’invitation à se présenter à des tests d’évaluation… Lors de ce deuxième entretien, le représentant syndical est convié de fait 
3)      Lors du troisième entretien, la commission pour la reconversion professionnelle au vu des bilans, des tests et autres préconisations émet un avis positif ou défavorable. Dans le cas d’un avis positif, l’agent est affecté sur un emploi dans un autre corps et sera suivi tout au long d’une année par un tuteur qui sera formé et bénéficiera, à cet effet, d’un complément de rémunération dont la forme n’a pas encore été révélée. Le tuteur ne sera pas le responsable d’un service mais un agent  qui sera volontaire. À l’issue de son immersion (1 an) dans un nouveau corps attesté par un bilan favorable, l’agent intègre définitivement son nouveau corps via l’accueil en détachement.  Un représentant syndical est associé à ce processus de reconversion professionnelle.

COMMENTAIRE FO 
Notre organisation syndicale ne peut être contre la reconversion professionnelle pour les agents qui souhaitent changer de corps soit qu’ils sont reconnus inaptes au travail soit qu’ils désirent diversifier leurs missions. Or, la réalité sur le terrain est tout autre et les bonnes intentions louables de surcroît s’avèrent très souvent utopiques.  
Explications.

  • La grande majorité des agents qui souhaitent changer de métier sont issus de la filière hospitalière, agents sociaux et aides soignants en grand nombre et très peu d’infirmiers. Dans la filière administrative, quelques cas isolés ; des travailleurs sociaux qui intègrent le corps des secrétaires administratifs a minima.
  • Les agents qui seront intégrés dans un nouveau corps appartiendront en masse à la filière hospitalière, agent social et aide soignant de catégorie C seulement après un très grand parcours du combattant via le bilan de compétences, les tests et les auditions. De vrais professionnels en perspective pour des  postes auprès des usagers soit sur la plateforme téléphonique soit à la réception du public dans les sections dans le cadre d’une polyvalence intégrale. Le CASVP ne recrute plus, donc il procède aujourd’hui par des redéploiements, demain par la reconversion professionnelle.


Cerise sur le gâteau : la très grande majorité des agents sociaux et des aides soignants sera concernée par ces reconversions professionnelles mais seront-ils remplacés une fois intégrés dans un nouveau corps ? 
FO en doute notamment pour les aides soignants pour lesquels le CASVP ne possède aucunement la mainmise en matière de recrutement convergence tarifaire oblige. C’est la fameuse Agence Régionale de Santé qui est la seule habilitée s’agissant du recrutement  des aides soignants et connaissant leurs conditions plus que restrictives, les EHPAD en sous-effectif chronique risquent   de totalement sombrer. À méditer !             
Sur ces questions précises et interrogations ô combien d’actualité, le CASVP ne nous apporte aucune garantie. La reconversion professionnelle ne doit pas se faire au détriment des effectifs qui sont déjà sacrifiés sur l’autel de la polyvalence et des redéploiements.