Constat
La réduction des interventions à domicile depuis quelques années est le fait du CASVP. En laissant toute latitude aux associations privées, le CASVP organisait la pénurie et permettait à ces dernières un quasi-monopole de l’aide à domicile sur la capitale.
Avant 2001, l’organisme payeur, la caisse nationale d’assurance vieillesse était principalement celui qui remboursait les prestations d’aide à domicile effectuées auprès des personnes âgées.
Évolution de la situation
Créée en 2001, l’allocation personnalisée à l’autonomie (APA) est financée par le département dont le président du conseil général est le maire de Paris.
Pour cette raison, entre autres, le CASVP via le département préfère dépenser sur un budget appartenant à la ville de Paris (Paris est ville et département) que de dépendre ou être tributaire de remboursement de la CNAV à plus de 70% .
Ces remboursements et ces prises en charge tardifs liés à la CNAV ont quelque peu accéléré le dépôt de bilan de nombre d’associations privées en charge de l’aide à domicile.
Par ailleurs, dans le cadre des restructurations et de la fusion des services, un nouveau schéma organisationnel très à la mode ces temps-ci, le CASVP pour ne pas être en reste et suivre la ligne générale a décidé de mutualiser les arrondissements.
Le SAD sera dénommé le service d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD), un service médico-social prestataire. Autrement dit, un élargissement du nombre des bénéficiaires de l’aide à domicile aux personnes âgées, aux personnes handicapées …
Le SAAD sera composé de 6 plates formes en cohérence avec les 6 territoires des PPE. Les aides à domicile devront travailler jusqu’à 21h la semaine, samedi, dimanche et jours fériés.
LES PROPOSITIONS FO
Le statu quo est notre préférence. Il n’était pas urgent et utile de mutualiser les arrondissements sous forme de plates formes et d’imposer de facto des préfigurateurs. Conséquence : une sélection sur 20 agents responsables et sur des critères obligatoirement biaisés. Un tri opéré sur des agents occupant des fonctions identiques depuis plusieurs années pour certaines d’entre elles relèvent d’une sanction déguisée mais d’une sanction tout de même.
Pour se maintenir et se pérenniser, le maintien du service à domicile doit faire l’objet d’une surmédiatisation de la ville de Paris via les panneaux signalétiques à l’instar de ce qui se fait pour les autres informations parisiennes diffusées par ce même canal.
De plus, la publicité ou la communication à outrance ou un démarchage sur le terrain bien ciblé ne peuvent qu’accroître le nombre de bénéficiaires de l’aide à domicile et in fine instaurer à terme un maillage complet de la capitale.
Le résultat de cette opération à terme permettrait le maintien de tous les postes des CESF responsables, CESF de terrain, adjoints administratifs et SMS au sein des SAD. Aucune épée de Damoclès ne serait alors suspendue au-dessus de leur tête et nous pourrions ainsi éviter ce tri ou cette sélection qui si elle devait continuer en laisserait plus d’un sur le carreau.
Enfin, les horaires des aides à domicile, des travailleurs sociaux et du personnel administratif seraient maintenus sur le créneau horaire actuel et aucune mesure coercitive, injuste et déconnectée de la réalité (21h la semaine, samedi dimanche et jours fériés) faisant litière des conditions familiales et de trajet domicile/travail n’aurait jamais au grand jamais été évoquée voire imposée.
Les changements importants pour redonner un élan aux SAD se fondent sur l’accroissement du nombre des bénéficiaires de l’aide à domicile via une information ou une communication à outrance au regard des nouveaux enjeux.
NON, À LA RÉFORME ACTUELLE !
OUI, À L’EXPANSION DES SAD VIA UNE PLUS GRANDE DIFFUSION DE LA COMMUNICATION !
