: FO CASVP: DES ACTIONS EN JUSTICE, SONT AUJOURD’HUI À L’ORDRE DU JOUR POUR CERTAINS AGENTS

mardi 24 mars 2020

DES ACTIONS EN JUSTICE, SONT AUJOURD’HUI À L’ORDRE DU JOUR POUR CERTAINS AGENTS



Suite aux nombreux appels téléphoniques reçus, le syndicat FO CASVP répond aux agents.

 

La responsabilité de la direction générale du CASVP dans la gestion de la crise du COVID-19

 

Cette plainte est possible. Elle  repose sur le fait que la Direction Générale aurait eu « conscience du péril et disposaient des moyens d’action, qu’elles  ont toutefois choisi de ne pas exercer » pour protéger du COVID.19, les agents  des différents établissements. 
Pour étayer leur argumentaire, les agents  plaignants pourraient premièrement s’appuyer  notamment sur   l’ordre de confinement  demandé par le Président de La République et par le   Premier ministre, Édouard Philippe,  par la Maire de Paris, sur la gravité de l’épidémie de coronavirus.
  Deuxièmement, il est possible de  s’appuyer sur les  interpellations des directeurs locaux dans chaque établissement par les agents en panique, les alertes des membres du CHSCT chaque jour lors de la réunion avec la direction générale, les alertes des organisations syndicales  pour demander de protéger les agents, les suspicions  de COVID 19 dans plusieurs établissements exemple : le CASVP 13ème.  La direction générale et les responsables des établissements  se sont abstenus « volontairement de prendre ou de provoquer les mesures permettant  de combattre cette catastrophe sanitaire de nature à créer un danger pour la sécurité des agents du CASVP », en l’occurrence l’épidémie de coronavirus.
Il faut signaler que la jurisprudence rendue en matière de non-assistance en danger est très sévère sur ce point. Elle considère que la connaissance du danger est établie dès lors qu’il n’était pas possible de se méprendre sur lui ou quand l’auteur ne s’en est pas préoccupé alors que des signes extérieurs auraient réclamé de s’en inquiéter. Cette jurisprudence pourrait être applicable au délit d’abstention de prendre ou provoquer les mesures permettant de combattre un sinistre compte tenu de sa proximité avec le délit de non-assistance à personne en danger.
Qui pourrait engager une telle action ? Le cercle est large. Juridiquement, chaque agent  estimant que son dommage est imputable au CASVP pourrait saisir le juge administratif : les personnes atteintes par le virus, leurs proches, mais également les victimes collatérales suite aux refus de confinement des agents par la direction générale et l’absence du respect des gestes barrières. Si la faute est retenue, le CASVP sera condamné.