Dans le cadre de la
grève, ce jour, l’intersyndicale a été reçue par Madame Vanessa BENOIT,
directrice générale du CASVP, Monsieur Hervé SPAENLE, sous-directeur des
services aux personnes âgées, Madame Hélène MARSA, Cheffe de service du SEHPAD
et Madame Xana ROUX, Cheffe du bureau du dialogue social.
L’ordre du jour :
les primes BUZYN (primes d’attractivité territoriale 940€ brut par an et grand
Âge 118€ brut par mois) et le versement de la nouvelle bonification indiciaire
(46€ par mois).
Les réponses de
l’administration.
LES PRIMES BUZYN
Le 21 février 2020, Madame
Galla BRIDIER, adjointe à la Maire de Paris chargée des seniors et de
l’autonomie a adressé un courrier au nouveau Ministre de la Santé Monsieur
Olivier VERAN (voir courrier en pièce jointe).
Dans
ce courrier, un récapitulatif des problèmes liés au sous-effectif dans les
EHPAD depuis plusieurs années et en conclusion invoque par souci d’égalité de
traitement entre tous les fonctionnaires l’attribution des primes BUZYN aux
soignants des EHPAD du CASVP.
En
ce qui concerne les primes BUZYN aux soignants des SPASAD et des SAAD, aucune
mesure pour l’instant ne prévoit le versement de ces primes mais notre
détermination restera toujours aussi vivace jusqu’au paiement desdites primes.
LE VERSEMENT DE LA NBI
Pour le CASVP,
l’attribution de la NBI n’est pas possible et les mêmes arguments sont
distillés se traduisant par un refrain identique : « ce n’est pas le CASVP le décideur mais
l’Agence Régionale de Santé » en somme, le financeur et patati et patata….
LA
VILLE DE PARIS EST GÉNÉREUSE AVEC L’ARGENT DES AUTRES.
La ville de Paris
consent à écrire au Ministre de la Santé pour le versement des primes BUZYN aux
soignants des EHPAD du CASVP. C’est un geste gratuit dans la mesure où les
sommes versées annuellement et mensuellement le seront uniquement par l’assurance maladie. C’est
tout bénéfice pour la Mairie de Paris.
LA MAIRIE DE PARIS EST DÉPENSIÈRE PAR INTÉRÊT.
Quant à l’attribution
de la NBI, la ville de Paris serait le financeur à raison de 1 million d’euros par an et cette charge
financière minime au regard d’un budget de 9 milliards d’euros constitue la
pierre d’achoppement et in fine un « NON » catégorique.
LA
VILLE DE PARIS LA PLUS RICHE DE FRANCE.
Pourtant, l’argent
existe et les nouvelles mesures dans le cadre de la campagne municipale des 15
et 22 mars 2020 sont aussi coûteuses les unes que les autres. Un petit
échantillon desdites mesures a de quoi étourdir et augmenter notre colère.
-Recrutement
de 5000 policiers municipaux dans les prochaines années,
-plantation
de 170 000 arbres,
-des
pistes cyclables par centaines,
-237
millions d’euros aux associations en 2020,
…
Face
à ces dépenses somptuaires, que représente un petit million d’euros pour la
NBI, une goutte d’eau dans cet océan de 9 milliards d’euros.
LES PRIMES BUZYN ET LA
NBI CONSTITUENT LA PIERRE ANGULAIRE DE NOS REVENDICATIONS. NE LÂCHONS
RIEN ! LA VILLE DE PARIS EST SOLVABLE ET DOIT VERSER LES PRIMES BUZYN ET
LA NBI.