: FO CASVP - Le syndicat des Personnels du Centre d'Action sociale de la Ville de Paris: HOSPITALISATION À DOMICILE BIENTÔT DANS LES EHPAD ET LES RÉSIDENCES SERVICES

lundi 4 janvier 2016

HOSPITALISATION À DOMICILE BIENTÔT DANS LES EHPAD ET LES RÉSIDENCES SERVICES



 Courrier adressé à la Sous-Directions des Services aux Personnes Agées

Monsieur le Sous-directeur,

Lors du Conseil d’administration du CAS-VP en séance du 15 octobre 2015, vous avez rappelé à l’assemblée que le CASVP s’est engagé depuis plusieurs années dans un processus de convergence tarifaire qui arrive à son terme.

En effet, l’Agence Régionale de Santé, principale autorité, qui finance la dotation soins, en diminue le montant depuis plusieurs années, ce qui oblige le CASVP à réduire ses dépenses sur le soin, énormément préjudiciable, pour les aides-soignantes, les infirmiers, les kinésithérapeutes, les médecins…

Pour effectuer ces restrictions sur la dotation soins, le CASVP utilise tous les leviers utiles et efficaces pour se conformer aux injonctions de l’ARS : transformation de certains postes d’aides-soignantes en postes d’agents sociaux au chevet, mutualisation des infirmières de nuit entre plusieurs établissements, une meilleure gestion des médicaments et des dépenses de kinésithérapie…

Nonobstant ces mesures radicales en vue d’une baisse drastiques des dépenses en soins, l’ARS toujours aussi impécunieuse exige encore plus et suggère en filigrane au CASVP de proroger l’expérience faite à l’EHPAD » Alquier Debrousse » via l’Hospitalisation à Domicile (HAD).

 Or, force est de constater que les postes d’IDE vacants ont été supprimés à Alquier Debrousse depuis que cet EHPAD fait appel à ladite Fondation qui servirait en fin de compte de variable d’ajustement et ainsi remplirait parfaitement ses obligations auprès du CASVP en ce qui concerne la maîtrise des dépenses sur le soin.

Pour preuve de nos allégations, je vous renvoie au préambule de la convention-cadre de partenariat signée en 2008 entre le CASVP et la Fondation Œuvre Saint-Simon qui précise « que lorsque de manière ponctuelle les EHPAD du CASVP ne sont pas en mesure de pouvoir répondre aux besoins d’un résident, ladite Fondation peut intervenir dans la prise en charge des soins spécifiques. Conséquence : moins deux IDE à Debrousse.      

De surcroît, vous avez déclaré lors de ce conseil d’administration précité que le CASVP envisage de développer l’intervention de l’HAD dans les EHPAD et dans les résidences services. 

Pour notre organisation syndicale, il ne fait aucun doute que la généralisation de ce partenariat s’inscrit parfaitement dans le cadre de la convergence tarifaire et de son corollaire la réduction des dépenses sur le soin. 

Ainsi, l’exemple de l’EHPAD « Alquier Debrousse » est significatif et l’intervention tous azimuts de l’HAD impactera durablement non seulement les effectifs mais imposera aussi de fait la non-prorogation d’activité des personnels soignants dont un très grand nombre doit faire valoir ses droits à la retraite ces prochaines années.

 Par voie de conséquence, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir nous recevoir afin que nous puissions débattre en toute sérénité sur ces nouveaux projets qui vont être mis en place d’une part, et les effets néfastes que requièrent ces nouvelles mesures généralisées dans l’ensemble des établissements médicalisés et résidences services du CASVP d’autre part.

 Dans l’attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le sous-directeur, l’assurance de mes salutations distinguées.