: FO CASVP - Le syndicat des Personnels du Centre d'Action sociale de la Ville de Paris

jeudi 19 avril 2018

COMPTE AGENT : NOUS NOUS DIRIGEONS VERS UNE PLATEFORME DES RESSOURCES HUMAINES.



Aujourd’hui, les organisations syndicales ont été reçues par les représentants du CASVP et de la ville de Paris pour connaître les tenants et aboutissants du Compte Agent.

L’ouverture du compte agent s’effectuera sur INTRAPARIS à compter du 3 mai 2018 au CASVP et dans les directions de la ville de Paris.

                        LE COMPTE AGENT, C’EST QUOI ?
Les agents du CASVP, toutes catégories confondues, pourront faire certaines demandes en ligne, à savoir ; gérer, demander et faire des demandes en introduisant leur adresse mail et leur mot de passe.
1.                 Gérer
Ø  Ses congés,
Ø  Alimenter sa carte de cantine,
Ø  Demander des duplicatas de bulletins de paie.

2.    Demander
Ø  Un état  de service (pour concourir à un examen, un concours, faire une demande de détachement…),
Ø  Demander un remboursement d’abonnement vélib’,
Ø  Demander ou renouveler sa demande de supplément familial de traitement,
Ø  Demander un remboursement de titre de transport,
Ø  Demander un accompagnement pour remplir un dossier de MDPH (handicap),
Ø  Demande de taxis (pour agents handicapés),
Ø  Demande d’allocation prévoyance santé (APS)

3.    FAIRE SES DEMANDES
Ø  Perte ou dysfonctionnement de sa carte professionnelle,
Ø  Déclaration de naissance ou d’adoption,
Ø  Déclaration de grossesse,
Ø  Changement de RIB,
Ø  Changement de situation familiale,
Ø  Déclaration de reconnaissance handicap,
Ø  Changement de domicile.
                                    
COMMENTAIRE FO
Depuis plusieurs années, le CASVP se transforme, se modifie, et invente d’autres formes d’organisation de travail. Un projet qui somme toute commence à prendre corps.

Les mutualisations des sections ont été le fil rouge qui s’est poursuivi par des plateformes via les aides à domicile et puis les regroupements des SAAD et des SSIAD en SPASAD.  

La nouvelle politique du CASVP, c’est de regrouper, de fusionner, de mutualiser et in fine de créer des plateformes. En ce qui concerne le Compte Agent, nous nous dirigeons vers une plateforme des ressources humaines.
NOUS Y VOILÀ !      
Selon le CASVP, le compte agent sous le motif d’une bonne intention à l’égard des agents doit permettre à l’agent d’être parfaitement autonome et  acteur de sa propre carrière professionnelle. Que c’est beau ! Pour FO, qui est moins romantique, derrière le Compte Agent se cache un autre concept toujours le même, celui de réduire les effectifs et d’effectuer des redéploiements.

Dès le 3 mai 2018, le compte agent se met en place dans l’ensemble des établissements du CASVP (Sections, EHPAD, PSA…). Progressivement, l’agent devra l’adapter, le faire fonctionner, l’utiliser jusqu’à ce qu’il puisse s’en servir convenablement.

Ainsi, la double maîtrise parfaite du compte agent par les agents et les personnels en fonction dans les services locaux des ressources humaines aura pour finalité la création d’une plateforme des Ressources Humaines.

Bien évidemment, cela ne se fera pas en un jour, mais l’année 2019 regorge de surprises et les locaux du 39 rue Crozatier sis dans le 12ème arrondissement seront disponibles pour recevoir au fur et à mesure la totalité des SLHR pour traiter l’ensemble des demandes des « compte agent » dans un grand open space.       

Pour résumer, dans un futur proche, l’organisation du « compte agent » se constituera autour de deux entités distinctes mais complémentaires :
1)     -un FRONT OFFICE, un compte agent géré par l’agent avec son adresse mail et son mot de passe.
2)     un-BACK OFFICE, composé d’agents du SHLR qui traitent les demandes dans un grand open space.
Conséquence : Tous les agents des SLHR ne pourront être recrutés dans ce fameux grand ensemble. Ils devront choisir une autre affectation. Il est vrai que les sections sont très demandeuses d’agents via l’accueil inconditionnel (guichets uniques) ou le traitement des dossiers d’aides facultatives et/ou légales.       

mardi 17 avril 2018

AU CASVP, LES AGENTS NE BÉNÉFICIENT PAS DU MÊME TRAITEMENT.




           
  AU CASVP, LA PARTIALITÉ CONTINUE !

Une agente du titre 4 (fonction publique hospitalière) qui exerce son activité professionnelle dans un Centre d’hébergement pour réinsertion sociale (CHRS) en qualité d’éducateur pour jeune enfant doit, à partir du 1er mai 2018, intégrer un syndicat comme permanent à temps complet.

Jusque-là, rien de très anormal, quoique…

En revanche, là où le bât blesse, c’est que cette agent va intégrer pendant un laps de temps le corps des secrétaires administratifs, juste le temps des élections professionnelles qui doivent se tenir le 6 décembre 2018, et ensuite reprendre son grade initial d’éducateur pour jeune enfant qui passe en catégorie A le 1er janvier 2019.

Pour la petite histoire, la demande d’intégration de cette  agent,  éducateur pour jeune enfant, dans le corps des SA, a été faite le 21 février 2018 et la commission administrative paritaire s’est tenue le 13 avril 2018. FO, CGT et UCP ont voté contre cette mascarade. CFDT et UNSA ont voté pour.

LA DISCRIMINATION EST PATENTE….

Combien de secrétaire médico-sociales qui occupent des postes administratifs et qui sont toujours en attente d’intégration dans le corps des SA malgré des demandes récurrentes et toujours sans réponse. 

Combien d’agents sociaux, d’aides-soignants, d’adjoints techniques… attendent dans le cadre d’une reconversion professionnelle d’être intégrés eux, aussi, dans le corps des adjoints administratifs. Des mois et des années d’attente et toujours rien de positif à l’horizon !

FO et CGT dénoncent encore une fois cette injustice, cette partialité, cette discrimination entre les agents et les organisations syndicales.

Nous refusons de cautionner une telle politique,
« LE DEUX POIDS, DEUX MESURES ».

L’égalité de traitement entre tous les agents et les organisations syndicales ne doit pas être un vain mot, cela doit être tout simplement une réalité.  

Les demandes d’intégration dans un autre corps pour quelque motif que ce soit doivent être étudiées avec la même impartialité, le même sérieux, les mêmes délais, un jugement identique sans aucune discrimination quant aux futurs agents retenus. 

LES PERSONNELS DU CASVP APPRÉCIERONT ENCORE UNE FOIS LES NOMBREUSES INJUSTICES DONT ILS SONT TRÈS SOUVENT LES VICTIMES

lundi 16 avril 2018

LA LUTTE CONTRE LES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES AU TRAVAIL




UN ENJEU POUR L’EGALITÉ ET COMBAT DOUBLEMENT SYNDICAL

Principe républicain, l’égalité a pour objet d’organiser une société pour chacun.e ait les mêmes droits, c’est-à-dire des droits égaux quelles que soient leur différences.
Il implique de combattre toutes les formes de dominations, notamment celles qui relèvent du statut et du sexe.
Dans la fonction publique, ces deux formes de domination peuvent être cumulatives. Lorsque c’est le cas, les agentes sont majoritairement concernées et sont trop souvent, dans le cadre de leur travail, susceptibles d’être confrontés à des attitudes ou décisions sexistes, au harcèlement sexuel, voire à des agressions sexuelles.
Ces violences sexistes et sexuelles peuvent porter gravement atteinte à la santé physique et mentale. Plus fondamentalement, il s’agit d’une atteinte à la dignité, à l’intégrité physique sans lesquelles il ne peut y avoir d’égalité. 
  
CONNAITRE POUR AGIR
« QUI NE DIT MOT NE CONSENT PAS ! »

Les violences sexistes et sexuelles dans le cadre du travail peuvent prendre plusieurs formes :

Agissement sexiste
Tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant.
Exemple : Critiquer une femme parce qu’elle n’est pas « féminine », ou un homme parce qu’il n’est pas « viril » peut caractériser l’agissement sexiste.

Harcèlement sexuel au travail

  •   Soit des propos ou comportements à connotation sexuelle répétés qui soit portent atteinte à la dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent une situation intimidante, hostile ou offensante ;

  •   Soit toute forme de pression grave, même non répétée, exercée dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers.

Exemple : L’assurance d’un licenciement (fin de contrat, fin de stage…) évité en contrepartie d’une relation sexuelle constitue un cas de harcèlement moral.

Agression sexuelle
Acte à caractère sexuel commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise.
Exemple : Il peut s’agir de caresses ou d’attouchements de nature sexuelle.

LA PARTICULARITÉ DES VIOLENCE SEXISTES ET SEXUELLES AU SEIN DU CASVP

Les victimes ou témoins peuvent se poser la question de l’impact de la libération de la parole sur leur emploi (contractuel-le), stage, formation. Plus leur situation économique sera difficile plus l’action le sera aussi

Qui peut être victime ?
Tout.e.s agent.e.s, stagiaires, personnes en formation, contractuel.e, quel que soit le sexe, l’apparence, l’âge, l’orientation sexuelle, etc…
Quels peuvent être les auteurs de violences ?
Le ou la supérieur.e hiérarchique, le ou la collègue de travail, etc…

Quelles sont les obligations du CASVP
Le CASVP doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale, notamment : prévention, information, formation, sanctions.

Quels sont les droits des victimes ?
Droit à la santé et à la sécurité. En cas de motif raisonnable de penser que la situation de travail présente un danger grave et imminent pour leur vie ou leur santé, l’agent.e (victime) dispose d’un droit de retrait. Est interdite toute sanction pour avoir subi ou refusé de subi ou encore témoigné des faits de harcèlement sexuel ou pour les avoir relatés. Est interdite toute sanction, retenue de salaire (traitement), à l’encontre du/de l’agent.e ou qui a exercé son droit de retrait de manière légitime.

COMMENT FAIRE RESPECTER SES DROITS ?

Que vous soyez agent.e contractuel, le stagiaire ou titulaire, sans attendre, saisir FO CASVP au 01 45 88 27 24

Le recours pénal (art. 222-23, 27 et 33 du Code Pénal)
La personne faisant l’objet d’une agression sexuelle, ou d’un harcèlement sexuel, peut déposer plainte auprès de procureur de la République, du commissariat de police ou de la gendarmerie.
En cas d’agression ou de harcèlement sexuel, le tribunal correctionnel est compétent. En cas de viol, c’est la cour d’assises.
Pour l’agression sexuelle, les sanctions peuvent aller jusqu’à 5 ans de prison et 75.000 € d’amendes.
Pour le harcèlement sexuel, les sanctions peuvent aller jusqu’à 2 ans de prison et 30.000 € d’amendes.
Pour le viol, les sanctions peuvent aller jusqu’à 15 ans de prison. Prescription : 20 ans.

QUELQUES CHIFFRES

  •   Au CASVP, ces deux derniers mois, 1 agente contractuelle et 1 agente stagiaire et plusieurs agents titulaires ont déclaré avoir été victimes de propos sexistes, de gestes déplacés.
  •   1 femme sur 5 se dit victime de harcèlement sexuel dans sa vie professionnelle, 
  •   30% des victimes de harcèlement sexuel n’en parlent à personne, 
  •   82% des femmes ont déjà fait l’objet d’agissements sexistes ou sexuels au travail, 

POUR FO, sur ces sujets « tolérance « Zéro »

Que peut faire FO CASVP ?

  •   FO CASVP peut immédiatement prendre contact avec votre responsable d’établissement et alerter la Direction Générale afin de faire cesser immédiatement l’agissement de l’auteur présumé.
  •   FO CASVP peut mettre en œuvre le droit d’alerte pour atteinte aux droits des personnes et/ou pour danger grave et imminent. Le CASVP sera tenu de mener une enquête et de faire cesser les violences sexistes et sexuelles si elles sont avérées
  
Au prochain CHSCT, présidé par la directrice générale du CASVP, au sein duquel notre syndicat dispose de trois sièges, FO demandera l’ouverture d’un véritable plan d’action de lutte contre le sexisme et le racisme au-delà d’un simple plan de communication