: FO CASVP - Le syndicat des Personnels du Centre d'Action sociale de la Ville de Paris

vendredi 21 juillet 2017

EHPAD: "Usine à vieux" "Maltraitance" Quelle dignité pour nos anciens ?


EHPAD à bout de souffle :
FO demande le retrait de la réforme de la tarification !

Pour Force Ouvrière la mise en œuvre de la réforme de la tarification issue de la Loi relative « à l’adaptation de la société au vieillissement » du 28 décembre 2016, notamment par l’application du tout nouveau forfait départemental Dépendance, conduit les EHPAD dans les plus grandes difficultés.
 
Alors qu’il faudrait une juste allocation des ressources en fonction des missions et des besoins, la réforme de la tarification ne fait qu’exacerber les difficultés récurrentes que rencontre ce secteur depuis de nombreuses années.
 
Nous assistons aujourd’hui à la « moyennisation » des forfaits Dépendance, alors que 90% des dépenses de la section Dépendance est faite de rémunérations : psychologues, mais aussi et surtout aides-soignants, agents des services hospitaliers qui ont les rémunérations les plus faibles et pour quelle reconnaissance ?
 
Le problème du forfait Dépendance n’est pas réglementaire, il est politique. Au niveau de l’État comme au niveau des Départements, ce sont des choix politiques qui nous sont imposés. Ces choix sont principalement économiques : il faut réduire la sacro sainte dépense publique, au nom du pacte de responsabilité qui s’est traduit par la baisse de plus de 11 milliards pour 2015/2017 de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) que l’Etat verse aux collectivités, par le plan ONDAM d’économies de 3 milliards. Et demain, ce sont 60 nouveaux milliards d’euros d’économies sur les dépenses publiques que le gouvernement s’apprête à prendre pour tenir le critère européen des 3% de déficit public !
 
Les conséquences nous les connaissons tous : nouvelles charges pour les résidents, difficultés accrues pour le fonctionnement des EHPAD et, en dernière analyse, aggravation des conditions de travail pour les agents publics, tous statuts et grades confondus. Face à cette situation que nous dénonçons, FO se prononce contre la baisse drastique des dotations et s’oppose à la mise en place du forfait dépendance, dont les répercussions seront extrêmement graves pour les EHPAD, avec comme principale conséquence, la disparition des milliers d’emplois, ce qui est totalement inacceptable.
 
C’est pourquoi, FO rejette une « réforme » qui aboutirait à supprimer des emplois dans les EHPAD publics, remettant en cause la qualité et à la sécurité de la prise en charge des résidents.
 
Aussi, la Fédération soutient ses syndicats FO et leurs représentants qui siègent dans les instances des EHPAD, CTE, et conseil d’administration, pour revendiquer l’application du Plan Solidarité Grand Age qui prévoit un ratio d’un agent par résident !
 
Avec eux, la Fédération demandent le retrait de de cette réforme, le maintien de tous les postes, la préservation et l’amélioration des garanties collectives (Statuts, CCN), l’exigence de l’attribution des moyens indispensables au bon fonctionnement des établissements du secteur médico-social.

FO annoncera à la rentrée une initiative nationale pour la défense des EHPAD.

lundi 17 juillet 2017

ENTRETIEN PROFESSIONNEL ANNUEL Questions / Réponses







Qui est concerné par l’entretien professionnel ?
L’entretien professionnel concerne l’agent :

  •   Fonctionnaire 
  •   Contractuel en CDI
  • Contractuel en CDD d’une durée supérieure à un an


Qui réalise l’entretien professionnel ?
L’entretien professionnel est un échange organisé annuellement entre l’agent et son supérieure hiérarchique direct. Cette notion de « supérieur hiérarchique direct » est fonctionnelle et indépendante de considérations de grades ou de corps.
Le responsable d’établissement doit veiller à ce que, dans les petits services, l’agent chargé de l’évaluation air un recul suffisant par rapport à l’organisation du service.

Un agent ne veut pas être évalué  et veut choisir son évaluateur, est-ce possible ?
L’évaluation ne peut avoir lieu sans la présence de l’agent. L’évaluateur responsable hiérarchique direct doit toujours convoquer l’agent de manière formalisée et sur prise de rendez-vous au moins 15 jours avant la date d’entretien. Si l’agent ne se présente pas volontairement, l’évaluateur doit à nouveau le convoquer en lui notifiant son absence à la première convocation par une nouvelle feuille de convocation.

Le responsable hiérarchique N+1 n’était pas présent, sur la période d’évaluation. Qui évalue l’agent ?
En cas de vacance de poste du responsable hiérarchique direct, l’évaluateur doit être le responsable hiérarchique qui a organisé, piloté, suivi l’activité au quotidien de l’agent sur la période considérée. Cet évaluateur peut être selon le cas : le N+2, l’adjoint, un hiérarchique ayant pris la responsabilité du service en l’absence du cadre évaluateur.

En cas de divergence d’appréciation entre le responsable hiérarchique direct et le responsable hiérarchique de niveau plus élevé, ce dernier peut-il modifier l’évaluation ?
Pour les agents de catégories B et C la fiche de notation est remplie par le responsable hiérarchique direct en présence de l’agent, puis complétée de l’appréciation d’un responsable hiérarchique de niveau plus élevé. En aucun cas, les appréciations portées par le responsable hiérarchique  direct ne doivent être modifiées par le responsable hiérarchique plus élevé.

Un agent demande une copie du formulaire d’évaluation juste après l’entretien professionnel. Doit-on lui donner ?
Oui, l’appréciation par le responsable hiérarchique direct se fait en présence de l’agent. À l’issue de l’entretien, celui-ci doit pouvoir disposer des éléments de son appréciation qui ne sont pas modifiables (sauf en cas de recours).

Un agent peut-il être reçu en présence d’un représentant syndical ?
Non, l’entretien professionnel est conduit par l’évaluateur responsable hiérarchique direct, qui reçoit seul l’agent en tête à tête. Cependant, en cas de désaccord sur l’appréciation, l’agent peut faire appel à Force Ouvrière  dans le cadre d’un recours. Notre organisation syndicale demandera une audience auprès de la direction locale afin de revoir votre évaluation et/ou notation.

Un agent ne peut pas être présent à l’entretien professionnel (hospitalisé, congé maladie, congé maternité,…)
Quelle est la procédure ?
Si l’absence n’est pas prolongée, une nouvelle convocation doit être adressée à l’agent, y compris au-delà de la période normale d’évaluation.


FO rappelle aux agents que la signature du formulaire « Entretien professionnel »  ne vaut pas approbation des termes de son évaluation et qu’elle permet juste de reconnaitre que l’entretien professionnel a bien eu lieu. L’agent a la faculté de contester les termes de son appréciation. Dans ces conditions l’agent doit contacter le syndicat FO CASVP afin de faire un recours gracieux puis le cas échéant saisir la commission administrative paritaire (CAP).  


Incivilités à l'encontre des agents FO interpelle la DG




Madame la Directrice Générale,

Les agents du CASVP sont souvent victimes d’incivilités, plus régulièrement d’agressions verbales voire physique au cours de l’exercice de leurs missions de service public. Pour Force ouvrière, ces faits sont inacceptables et leurs auteurs encourent de lourdes sanctions. L’article 433-5 du Code Pénal précise qu’ « un outrage est puni d’une amende de 7500 € lorsque des paroles, gestes ou menaces adressés à une personne chargée d’une mission de service public, dans l’exercice de ses fonctions est de nature à porter atteinte à sa dignité et au respect dû à la fonction dont elle est investie. »

Aujourd’hui, force est de constater que la communication faite par le CASVP en matière d’incivilité est inefficace.

Aussi, pour sensibiliser les usagers sur les sanctions encourues en cas d’incivilités (amendes et sanction pénale), un affichage en plusieurs langues, concernant les recours à la loi est indispensable dans l’ensemble des établissements.

Par voie de conséquence, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir mettre en place des actions de communications offensives visant à informer les usagers des conséquences d’un éventuel comportement déviant.

Je vous prie d’agréer, Madame la Directrice Générale, l’assurance de mes salutations distinguées.

Service social du 20ème en grève le 13 juillet Silence radio à la Mairie du 20ème



En grève le 13 juillet 2017, les travailleurs sociaux du 20ème (site Stendhal) se sont rassemblés devant la mairie du 20ème de 12h30 à 15h00.

Compte tenu de la mobilisation, il fallait vraiment être sourd pour ne pas avoir entendu l’appel lancé depuis le parvis de la mairie du 20ème.

Et pourtant, ni la Maire, ni son directeur de cabinet, ni le secrétaire général de la mairie ne se sont manifestés pour recevoir une délégation du personnel.

Madame Calandra était pourtant prévenue de cette manifestation depuis plusieurs jours…


Il semble que personne à la Mairie du 20ème n’est concerné par les problèmes rencontrés par les agents et les usagers du service social :

-      Manque de personnel,
-      Postes vacants non pourvus,
-      Manque de moyens dédiés aux missions,
-      Multiplication des situations de familles confrontées par la problématique des punaises de lit et autres nuisibles…

Rendez-vous donc en septembre…
Plus nombreux et plus motivés que jamais.

lundi 10 juillet 2017

RIFSEEP de la filière sociale l'infidélité des syndicats UNSA CFDT UCP



La Mairie de Paris vient d’annoncer, fièrement, avoir conclu un accord relatif au RIFSEEP (régime indemnitaire-primes) de la filière sociale.
Cet accord, en total inéquation avec les revendications des agents (ASE, CESF, SMS…) a pourtant trouvé comme signataires les syndicats UNSA, CFDT et UCP qui par leur signature ont trompé les centaines d’agents s’étant mobilisés lors des assemblées générales et mouvements de grève. Aujourd’hui la colère des agents concernés  est extrême car les signataires n’ont pas tenu compte de l’avis des agents des SSP et PSA qui revendiquaient légitimement  une augmentation de leur prime à hauteur de 1500 € annuel dès 2017.

Une exigence légitime, alors même que les missions des travailleurs sociaux requièrent compétences, disponibilités, expertise, engagement professionnel permanent, risque d’accident, de burn-out et enfin de lourdes responsabilités.
La sanction envers ces syndicats ne s’est pas fait attendre puisque plusieurs agents des SSP ont décidé de ne pas faire appel à ces signataires dans les prochaines intersyndicales.
FO, un syndicat qui ne transige pas !
FO CAS-VP reste fidèle aux revendications portées par les agents. FO n’a jamais transigé et ne transigera pas. Seule la parole des agents compte pour notre organisation syndicale.
Pour FO CAS-VP, le revirement des syndicats UNSA, CFDT et UCP est INCOMPRÉHENSIBLE ET INACCEPTABLE !
Dans quelles mesures ces syndicats ont cru bon de ne pas respecter les revendications des agents ? Au nom de qui, au nom de quoi ?

Arrêtons, la coupe est pleine !
Après avoir signé le protocole du Nouveau Paris Solidaire instituant une dégradation des conditions de travail sans précédent, nous retrouvons certaines organisations syndicales ayant acté le 29 juin une pseudo  revalorisation du régime indemnitaire  des travailleurs sociaux. Intolérable !
FO CONTINUERA LE COMBAT
POUR DÉFENDRE LES INTÉRÊTS INDIVIDUELS ET COLLECTIFS DES AGENTS !