: FO CASVP - Le syndicat des Personnels du Centre d'Action sociale de la Ville de Paris

vendredi 24 mars 2017

Remise en cause du temps de travail. FO interpelle la DG




 Courrier adressé à la Direction Générale


Madame la directrice générale,

Dans une circulaire faisant suite au rapport que Monsieur Philippe LAURENT, président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale, a remis à la Ministre de la fonction publique, Madame Annick GIRARDIN, deux grands axes, entre autres, se dégagent :

  • Concernant l’adaptation continue du service public aux besoins des usagers ;

  • Concernant les services soumis à des variations saisonnières, de mieux lisser la charge de travail des agents sur l’année.

Un récapitulatif de la situation au CASVP ne semble pas facultatif au regard des deux grandes thématiques précitées.

Dans les 20 sections locales d’arrondissement qui comprennent en tout ou partie 2000 agents, plus de 85% sont en étroite relation avec le public.

La ministre de la fonction publique s’interroge sur la réglementation en vigueur relative au temps de travail et impulse quelques directives.

D’une part, que la durée légale du travail négociée dans chaque collectivité locale n’est pas figée. L’adaptation aux besoins des usagers recommande toujours selon la ministre de revoir les situations actuelles et pourquoi pas de renégocier le temps de travail.

D’autre part, s’agissant des services soumis à des variations saisonnières, de mieux répondre efficacement aux besoins des usagers. En clair, si dans une section mutualisée, l’activité est moindre, un transfert temporaire d’un agent d’une section à l’autre pourrait se faire.

Enfin, pour couronner le tout, la circulaire précise que la révolution numérique, l’exploitation à outrance des données issues des systèmes informatiques ou statistiques peuvent conduire à d’autres formes de travail. Comprendre : une polyvalence intégrale dans tous les services.

FO dissèque les dessous de cette circulaire dont quelques faits nous alertent avec raison. Pour preuve, un exemple flagrant : les résidences services et les services à domicile.

Ces deux entités ne forment plus qu’une appelée « LE SPASAD ». Conséquence : les infirmiers et les aides-soignants toujours pour répondre aux nouveaux besoins des usagers travaillent désormais jusqu’à 20h en semaine et 9h par jour deux week-ends toutes les 6 semaines.

Ainsi, force est de constater que le CASVP applique les modalités de cette circulaire qui prônent une modification du temps de travail et l’élargissement des horaires.

Pour notre organisation syndicale, bien évidemment, ces trois mesures que sont la remise en cause du temps de travail, l’élargissement des horaires et un va et vient continu entre les sections ne requerront jamais notre assentiment.

À cet égard, il est important de vous demander dans le cadre de ladite circulaire si le CASVP compte dans les prochains mois mettre en œuvre ces préconisations qui portent sur le temps de travail, l’élargissement des horaires, les affectations inopinées sur d’autres sections ou EHPAD en cas d’allègement de la charge du travail…

 S’agissant de cette dernière mesure, le CASVP ne peut prendre au sérieux ou comme argent comptant « la mesure de moindre activité dans les services», ce qui est une totale aberration surtout dans un contexte de grande précarité et de pauvreté auquel font face les agents des sections avec le plus grand sérieux et les compétences professionnelles qui ne sont plus à démontrer.

En conséquence, et pour toutes ces raisons, je vous saurais gré de bien vouloir nous communiquer toutes les réponses à nos interrogations sur ces dispositions relatives à la remise en cause du temps de travail et ses conséquences sur l’organisation du travail.

Cliquer sur le lien ci-dessous pour prendre connaissance de la circulaire





mardi 21 mars 2017

Temps partiel et congés familiaux: Incidences sur la rémunération et la retraite



  • Le congé de maternité
  • Le congé de paternité 
  •  Le congé d’adoption
  • Le congé parental 
  •  Le congé de présence parentale
  • La disponibilité pour donner des soins à un proche 
  •  La disponibilité pour suivre son conjoint
  • Le service à temps partie
  • ... 

Cliquer sur ce lien pour avoir accès à ce guide
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AUDIT SSP 20ème : UN TROMPE - L’ŒIL !




Le lundi 20 mars 2017, les organisations syndicales étaient conviées pour prendre connaissance du projet d’audit sur le SSP 20ème qui a été demandé par le CASVP au cabinet privé « DELTA SI »  pour soit-disant améliorer l’organisation de travail.

Le mardi 21 mars 2017, sous la houlette des représentants de la SDIS, Madame Anne-Sophie ABGRALL, Monsieur Laurent COPEL et Monsieur Albert QUENUM ainsi que les deux consultants privés,  les agents du SSP 20ème (Surmelin et Stendhal) composés d’ASE, de SMS, de CSE et d’adjoints administratifs) au nombre de 120 sont réunis au 121 rue de Ménilmontant au « Carré BAUDOIN ».

QUE COMPTE ENTREPRENDRE LE CASVP ?
QUELS SONT LES VÉRITABLES DESSEINS ?

Le cabinet d’audit sous l’autorité de Monsieur Philippe DARROUX et de Madame Stéphanie PESCHARD, intervenants extérieurs, vont  expliquer aux 120 agents leurs missions qui se déclinent autour de ces thématiques.

·         Essayer de trouver les points d’amélioration,
·         Évaluer le fonctionnement du service sur le plan matériel, organisationnel, relationnel,
·         La capacité à remplir les missions, les relations avec la hiérarchie, l’évolution du fonctionnement du service,
·         Les compétences, les équipes de travail, la motivation, la reconnaissance, la pénibilité, le métier, ….

Bref, repenser grosso modo l’organisation du travail avec pour objectif d’obtenir l’assentiment d’une très grande majorité d’ASE, de SMS, de CSE et d’adjoints administratifs en fonctions au SSP 20ème (Surmelin et Stendhal).

Pour obtenir cet acquiescement collectif, des entretiens par groupe de dix entre ASE, entre SMS, entre CSE et entre adjoints administratifs seront effectués prochainement dès le mois d’avril 2017 et les conclusions de l’audit vers la fin du mois de juin tout en sachant que le SSP 20ème ne bénéficiera d’aucun effectif supplémentaire d’ASE.


COMMENTAIRE FO

Le CASVP invoque jusqu’à satiété des contraintes budgétaires mais dès que leurs intérêts sont en jeu, il n’hésite pas à piocher dans la caisse qui n’est pas si vide pour faire appel à un cabinet d’audit.

QUE VEUT LE CASVP ? RENTABILSER UNIQUEMENT SES DÉPENSES.

Les conclusions de l’audit si elles sont dans un sens profitables au CASVP, bien évidemment, elles seront généralisées à l’ensemble des SSP du CASVP. L’argument phare du CASVP sera que la nouvelle organisation du travail préconisée sans doute par ledit cabinet privé est entièrement bénéfique pour les personnels des SSP. En somme, un nouveau schéma organisationnel sans obligation d’effectifs supplémentaires. « LE GRAAL PARFAIT » !   

On entend d’ici le cabinet d’audit nous affirmer que les entretiens des agents du SSP 20ème ont été fructueux, constructifs, instructifs, compréhensibles et qu’au final, ce ne sont pas les moyens en personnel qui posent problème mais de modifier l’organisation de travail et d’améliorer les relations de travail entre les personnels et la hiérarchie intermédiaire. La messe est dite.

DES CONSEILS DE FO QUI NE SONT PAS SUPERFLUS.

Pour FO, les agents du SSP 20ème ne doivent en aucun cas se laisser manipuler, se laisser instrumentaliser, se laisser conduire sur une voie voulue par le CASVP via la cogestion. Le CASVP aura beau jeu de dire : les agents ont participé aux entretiens, ils étaient très dynamiques, à l’écoute et parfaitement audibles à nos questions en vue de l’amélioration de leur quotidien.

Parjure que tout cela ! Les problèmes doivent être entièrement posés sur la table et recevoir toutes les réponses adéquates.

Elles se déclinent de la manière suivante :
Ø  La perte de sens du travail social,
Ø  La file active, la pénurie d’effectifs,
Ø  L’absence de considération,
Ø  Le refus d’augmenter nos primes à la hauteur de nos missions diverses et variées,
Ø  Les conflits relationnels avec la hiérarchie intermédiaire,
Ø  Les violences agressives physiques et verbales,
Ø  Le refus très souvent de notre administration d’être à l’écoute de nos doléances…,

Lors de cet audit, les agents du SSP 20ème doivent sans ambages révéler leur quotidien et décrire dans le menu détail toutes les difficultés auxquelles ils sont confrontés quotidiennement.

In fine, si les conclusions de l’audit en juin 2017 retranscrivent parfaitement sans caviarder les propos et plaintes formulés par les agents lors de ces mois d’entretiens et d’écoute par les consultants de l’audit, alors cette fois-ci le CASVP ne pourra en aucun cas s’affranchir des situations tant décriées par les personnels du SSP 20ème . Dans le cas contraire, le CASVP ne pourra plus dire, on ne savait pas. La colère contenue fera le reste !