: FO CASVP - Le syndicat des Personnels du Centre d'Action sociale de la Ville de Paris

lundi 26 septembre 2016

SERVICES SOCIAUX POLYVALENTS POSTES VACANTS D’ASSISTANT DE SERVICE SOCIAL UN PUITS SANS FOND !




Les 10 lauréats (liste principale) du dernier concours d’Assistant de Service Social ouvert le 2/11/2015 organisé par la Mairie de Paris ont tous été affectés sur les différents postes vacants de la Ville et du CAS-VP.

À ce jour, 10 lauréats sur la liste complémentaire restent à mettre en place alors qu’il y a actuellement au moins 34 postes vacants répartis de la manière suivante  

  • Soit 20 postes au CAS-VP,
  • 13 postes à la DASES,
  • 1 poste à la Direction de la Prévention de la Délinquance et Unité d’assistance aux sans-abri (DPSP).
Seulement, 10 agents à affecter pour 34 postes vacants !
DE QUI SE MOQUE-T-ON ?

Dans ce contexte, force est de constater qu’un grand nombre de postes resteront vacants dans les SSP malgré la mise en place progressive du Nouveau Paris Solidaire, l’instauration de QualiParis dans les SSP, l’augmentation de la précarisation, l’accentuation des files actives…

IMPORTANT : FO sera reçue demain (27/9/2016) par la Direction des Ressources Humaines de la Ville de Paris et la Direction générale du CAS-VP suite au mouvement de grève intersyndical FO, SUPAP/FSU et CFDT du 15 mars 2016.

Les sujets abordés seront :

  •   Les effectifs,
  •   La surcharge de travail,
  •   L’augmentation de la charge de travail administrative (ISIS…)
  •   La perte du sens du travail social,
  •   Les missions supplémentaires,
  •   Les régimes indemnitaires,
  •  

jeudi 22 septembre 2016

ANIMATEURS UN DÉBOUCHÉ EN "CATÉGORIE B"




Par courrier en date du 30 août 2016, Force ouvrière du CASVP est intervenue auprès de la direction générale pour demander l’ouverture d’un débouché en catégorie B pour les animateurs.

Le CASVP a entendu notre revendication et envisage de créer un concours pour recruter des animateurs en catégorie B.

Une réunion avec la direction générale est prévue au mois de novembre 2016 en présence des organisations syndicales.

Lors de cette réunion, FO présentera ou réitèrera ses revendications qui sont les suivantes :

- La création d’une filière animation au CASVP de catégorie C et B ;

- L’intégration directe en catégorie B des agents titulaires du diplôme BPJEPS ;

- Des formations dispensées par le CASVP pour préparer au diplôme BPJEPS.

FO veillera scrupuleusement à ce que toutes nos revendications se traduisent par des mesures concrètes.

Courrier adressé  le 30 aout 2016 à la Direction générale


Madame la Directrice Générale,

Le CAS-VP a renouvelé les conventions tripartites avec l’État et le Département de Paris afin d’accueillir des personnes âgées dans les EHPAD Anselme Payen, Hérold, Harmonie et François 1er.

 Lesdites conventions définissent notamment les conditions de fonctionnement de l’établissement tant au plan financier qu’à celui de la qualité de la prise en charge des personnes et des soins qui sont prodigués à ces dernières, en accordant une attention particulière au niveau de formation du personnel.

 Ainsi, pour l’ensemble de ces EHPAD,  il a été convenu de garantir la présence d’un animateur salarié détenteur d’un brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS) ou d’un diplôme équivalent de niveau IV.
  
Or, il apparait que l'inscription au concours d'adjoint administratif spécialité animation est subordonnée à la production du brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur (BAFA) ou du brevet d'animation socio-éducative (BASE).

Dès lors, il apparait que le CAS-VP doit s’engager à recruter du personnel diplômé d’état détenteur du BPJEPS et par conséquent ouvrir un concours d’animateur (catégorie B).

Pour cette raison, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir d’une part étudier la création d’une filière animation au sein du centre d’action sociale de la Ville de Paris et d’autre part créer un concours d’animateur (catégorie B).

Je vous prie d’agréer, Madame la Directrice Générale, l’assurance de mes salutations distinguées.

mardi 20 septembre 2016

SSP UN AUDIT SUR LE 20ème !





La ville de Paris et le Département ne représentent qu’une entité administrative. Résultat de cette première innovation : Un grand service social polyvalent généraliste et de proximité.

500 travailleurs sociaux de la DASES ont rejoint le CASVP en deux phases successives les 1er janvier et 1er juin 2016.
La ville de Paris et le CASVP s’enorgueillissent d’un tel rapprochement et de l’édification d’un grand service social polyvalent. Mais derrière ce décor mirobolant, une autre réalité : des fissures apparaissent et bientôt l’écroulement des fondations.

EXPLICATION : 
le CASVP vient de décider de faire appel à un prestataire privé pour réaliser un audit au SSP 20ème dont le coût est estimé à 90 000€ au motif que les travailleurs sociaux de cette section seraient en quelque sorte, entre autres, réfractaires au progrès. 

Ainsi, une nouvelle lubie décidée par le CASVP avec pour conséquence à terme une opposition systématique entre collègues. Par ailleurs, il paraît que les caisses sont vides pour les régimes indemnitaires (primes), les créations de postes… mais pour ce qui est de mettre en place au forceps une nouvelle organisation, l’argent ne compte pas et coule à flots.

UN DÉNI DE RÉALITÉ : L’APPARITION DES PREMIÈRES FISSURES
On ne peut demander de nouvelles missions aux travailleurs sociaux sans un apport d’effectifs supplémentaires.  Le contexte économique dans la capitale a changé !
Les faits : La précarité, la montée en flèche des nouveaux demandeurs, les files d’attente bondées, les capacités d’accueil réduites sont quelques paramètres primordiaux qui ne sont pas pris en compte par la ville de Paris et le CASVP. Le déni de réalité persiste.

 UN AUDIT POUR LE SSP DU 20ème , UNE GÉNÉRALISATION À VENIR !
Le CASVP doit revoir sa copie. Un audit ne changera rien si ce n’est exacerber les tensions, les passions et faire naître des antagonismes qui n’ont pas lieu d’être. Ce ne sont pas des chiffres (ISIS) et une polyvalence poussée à son paroxysme (NPS) qui établissent le lien social entre les travailleurs sociaux et les usagers. Non ! C’est tout simplement l’instauration de bonnes conditions de travail à la hauteur des nouvelles situations.     

 Cet audit ciblé en premier lieu au SSP du 20ème sera probablement dans un second lieu généralisé sur l’ensemble des SSP. Les travailleurs sociaux doivent réagir et manifester leur mécontentement. Quelques velléités de contestation se font entendre ici ou là pour l’instant à l’état embryonnaire.
                       
Les SSP doivent être vent debout et refuser les conclusions qui seront prises. Ce n’est pas à l’audit de dicter leur façon de travailler. Eux, seuls savent comment gérer leur travail étant sur le terrain, connaissant parfaitement tous les rouages de leur métier via leur expérience, leur manière d’opérer, d’officier dans leurs missions quotidiennes. Bref, encore faut-il que le CASVP leur donne les moyens pour rendre un service de qualité. In fine, faire appel à un organisme de l’extérieur qui n’a peut-être jamais vu ou entendu un usager en détresse socialement et financièrement, cela s’apparente tout simplement à une sorte de mépris. Inacceptable !   

Le CASVP doit écouter, recevoir, prendre en compte le quotidien des travailleurs sociaux et arrêter une fois pour toutes cette politique absurde de logique comptable qui a fait tant de dégâts. Le CASVP, en maintenant une attitude hermétique, sourde voire autiste à toute proposition ou revendication des travailleurs sociaux et des syndicats, s’expose à des conflits qui peuvent encore être évités.

FO a voté contre le Nouveau Paris Solidaire, l’initiateur de la nouvelle organisation des SSP. Malheureusement, les faits nous donnent raison.

FO est à la disposition de tous les travailleurs sociaux pour enrayer ce nouveau schéma organisationnel dont nous connaissons désormais les effets néfastes dans l’ensemble des SSP.