: FO CASVP - Le syndicat des Personnels du Centre d'Action sociale de la Ville de Paris: STRESS AU TRAVAIL : L’AUTISME RÉCURRENT DU CASVP !

mardi 10 avril 2012

STRESS AU TRAVAIL : L’AUTISME RÉCURRENT DU CASVP !

Le CAS-VP reconnait enfin le stress au travail et c’est pour cette raison uniquement qu’un appel d’offres a été passé le 6 avril 2012. (Voir document en pièce jointe).

Coût du marché entre     20000€ et 119600€. (Normalement les caisses sont vides !).

La rentabilité et la productivité, deux concepts économiques libéraux sont depuis quelque temps l’apanage du CAS-VP. Inévitablement, cela engendre des maux appelés plus communément « le stress au travail ».

Ce stress au travail est consécutif à plusieurs facteurs que nie catégoriquement le CAS-VP.

En voici quelques exemples les plus criants :

Tout d’abord, dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) dans lesquels la mise en place de la convergence tarifaire a commis de réels dégâts en matière d’effectifs. Les personnels soignants en savent quelque chose.

Pour toute réponse, le CAS-VP impute la seule responsabilité de cette situation sur l’État. Dont acte.

Mais l’État n’est pas seul mis en cause. Deux hauts responsables des Agences régionales de santé qui imposent la convergence tarifaire sont en l’occurrence Messieurs Claude EVIN, ancien ministre de la santé socialiste, directeur de l’ARS d’Île-de-France et Denis MORIN, ex-directeur de cabinet de Martine AUBRY qui prend la tête de celle de Rhône-Alpes. Comprenne qui voudra…

De plus, la privatisation des équipes hôtelières de l’EHPAD « Alquier Debrousse » qui devrait normalement faire « effet domino » dans les autres EHPAD. La généralisation et la privatisation rampante sont en marche !

Ensuite, s’agissant des sections, il est à noter que nombre de mesures sont liées au stress au travail.

- La polyvalence absolue dans les services ne fait qu’accélérer le stress. Du jour au lendemain, il faut instruire un nombre incalculable d’aides facultatives et d’aides légales sans préparation et tout cela décrété de façon autoritaire, ce qui ne fait qu’accroître le stress.

- Les suppressions d’emplois, les mobilités imposées et les redéploiements sont aussi des causes réelles et sérieuses du stress au travail.

- Les contrôles médicaux « tous azimuts » et en outre pendant vos congés additionnés aux entretiens de retour d’absence sont aussi de nature à renforcer le stress.

- Le durcissement des conditions d’octroi pour jours « enfant malade » et les retards inexcusables liés aux incidents de transport en commun sont de plus des éléments pérennisant le stress au travail.

Enfin, La liste des causes est longue mais le CASVP reste totalement hermétique à ces facteurs de trouble. Selon lui, seules des formations à la gestion du stress seront bénéfiques et la panacée à tous les problèmes que rencontrent les agents du CAS-VP sur le lieu professionnel ! N’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre !

Aujourd’hui, sans l’avis du comité d’hygiène et de sécurité et sans la consultation des organisations syndicales, la direction générale semble vouloir mener au forceps la gestion du stress en milieu professionnel via un énième marché public intitulé : conception, organisation et animation de formation à la gestion du stress en milieu professionnel à destination des agents du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris. La formation se fixe comme objectif de permettre aux agents de comprendre et maîtriser le stress en situation professionnelle. Elle devra proposer aux agents des techniques d'apprentissage de comportements professionnels visant à gérer, soulager et limiter les situations de stress sur le lieu de travail. Fadaises que tout cela !

Pour FO, lutter contre le stress au travail, c’est :

-L'arrêt des fusions et des groupements de services
- L’arrêt des redéploiements forcés,
- L’arrêt de la polyvalence absolue,
- L’arrêt des privatisations,
- La création d’effectifs supplémentaires dans toutes les filières,
- La reconnaissance du travail accompli,
- Un déroulement de carrière plus favorable,
- L’augmentation des primes et indemnités,
- Le retrait de la note de service « Entretien de retour d’absence »
- Le maintien des règles précédentes liées aux jours « enfant malade »,
- Le maintien des règles précédentes en matière de retards (incidents de transports)…

Tant que ces solutions ne seront pas prises par le CAS-VP, aucune formation de gestion du stress au travail ne permettra des avancées positives.

Exit l’autisme, le CAS-VP doit prendre toutes ses responsabilités.

FO réitère inlassablement ses revendications : un renforcement des effectifs et une augmentation des primes.

Un seul credo : la défense des droits et des intérêts matériels et moraux de tous les agents du CAS-VP sans exclusive.