: FO CASVP - Le syndicat des Personnels du Centre d'Action sociale de la Ville de Paris: LES CAISSES SONT-ELLES VRAIMENT VIDES ? HALTE À L’INFORMATION ERRONÉE !

vendredi 18 décembre 2015

LES CAISSES SONT-ELLES VRAIMENT VIDES ? HALTE À L’INFORMATION ERRONÉE !



La mairie de Paris annonce sans discontinuité qu’il faut à tout prix faire des économies. Conséquence : les premières victimes de cet acharnement sont bien évidemment les 50 000 fonctionnaires. Pourtant, derrière ce discours bien rodé, la réalité est tout autre et nous allons vous le démontrer. 

Notre syndicat demande à longueur de temps une augmentation des régimes indemnitaires (primes) et la réponse de notre administration ne se fait pas attendre : nous devons réduire les déficits.

Notre syndicat demande l’arrêt des mutualisations et des fusions de service. La réponse est que face à un impératif financier exigeant, nous devons freiner les dépenses excessives.

Notre syndicat demande que l’on apporte des réponses claires et précises face au transfert des SSDP DASES au CASVP au cours de l’année 2016. La réponse est d’une complexité déconcertante et il s’avère que les syndicats qui ont répondu favorablement à ce transfert invoque désormais quand il est trop tard la persistante « d’un flou ».

Enfin, le leitmotiv de la mairie de Paris est que les caisses sont vides et qu’il faut maîtriser les dépenses et les effectifs. Résultat : (moins 222 emplois dans les EHPAD et moins 55 agents dans les sections).

Or derrière ce décor ultra pessimiste se cache une autre réalité avec des données plus objectives et qui s’apparentent à des choix en défaveur des agents de la ville de Paris et du CASVP. Ces autres chiffres qui démentent ces déficits chroniques sans cesse allégués par la mairie de Paris sont communiqués par les médias.

Deux exemples flagrants et qui en disent long sur la politique menée depuis quelques années au profit d’autres couches de la population plus gratifiantes sur le plan électoral.

-En premier lieu, entre 2014 et 2015, la maire de Paris a augmenté de 4 millions d’euros la somme totale des subventions qu’elle leur verse, estimée à 246 millions d’euros… Bref, l’enveloppe des aides aux associations a explosé de plus de 60% depuis la fin de l’ère Tiberi.

-En second lieu, la gestion PARIS-PLAGES est marquée par de « sérieux dysfonctionnement », selon un rapport confidentiel de la chambre régionale des comptes d’Ile-de-France. Les magistrats reprochent à la mairie de Paris de communiquer aux élus et à la presse des évaluations financières qui ne correspondent pas aux dépenses réalisées. Ces dernières sont en réalité deux à trois fois supérieures. En 2013, selon la Cour des comptes, PARIS-PLAGES n’aurait pas coûté 1,5 million, mais 4,8 millions d’euros.

ET LES FONCTIONNAIRES DANS TOUT CELA ? DOIVENT-ILS ÊTRE LES LAISSÉS-POUR-COMPTE D’UNE TELLE GABEGIE FINANCIÈRE. POUR FO, C’EST DEUX FOIS NON !