: FO CASVP - Le syndicat des Personnels du Centre d'Action sociale de la Ville de Paris: FORTES CHALEURS QUE FAIT LE CASVP POUR LA SANTE DES AGENTS ?

vendredi 2 août 2013

FORTES CHALEURS QUE FAIT LE CASVP POUR LA SANTE DES AGENTS ?


 
Lettre ouverte à la Direction Générale du CASVP



Monsieur le Directeur Général,



Membre du Comité d’hygiène et de sécurité du CASVP, je m’étonne qu’aucune information à l’attention des agents et des membres du CHS / CHSCT n’ait été communiquée en matière de mesures préventives contre les effets de la canicule sur la santé des personnels.



            En effet, bien que n’étant pas en période de « canicule déclarée » certaines directions de la Ville ont cadré par note de service ou par accord tacite certaines précautions à mettre en œuvres.



  •       Organiser le travail en fonction de la température sur le lieu de travail :
1.       limiter les ports de charge (aides à domicile, adjoints techniques…)
2.       limiter le ménage au strict minimum (aides à domicile…)


  •       Réorganiser le travail en incluant des temps de pause (15 minutes/heure)
  •      Heure de fin de service anticipée



Par ailleurs, la circulaire du 29 mai 2009 du Ministère de la Santé et des Sports fait des recommandations aux employeurs pour prévenir les risques en période de canicule.

Avant la période de canicule La circulaire rappelle que les employeurs sont tenus, en application des articles L 4121-1 et suivants du Code du travail, de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs de leurs établissements, en tenant compte des conditions climatiques. Ceci implique notamment de leur part :

– d’évaluer le risque « fortes chaleurs » lié aux ambiances thermiques (température, hygrométrie, etc.), d’actualiser le « document unique » (C. trav., art. R 4121-1) et d’établir un plan d’action de prévention de ce risque ;


– de solliciter le médecin du travail pour qu’il établisse un document, à afficher dans l’entreprise en cas d’alerte météorologique, rappelant les risques liés à la chaleur, les moyens de les prévenir et les premiers gestes à accomplir si un salarié est victime d’un coup de chaleur.;


– d’afficher les recommandations à suivre, prévues au niveau du plan d’action ;


– de prévoir une organisation du travail permettant de réduire les cadences si nécessaire, d’alléger les manutentions manuelles, ou d’adapter son rythme de travail selon sa tolérance à la chaleur ;


– de vérifier que les adaptations techniques permettant de limiter les effets de la chaleur ont été mises en place, que la ventilation des locaux de travail est correcte et conforme à la réglementation, et dans les locaux à pollution non spécifique, c’est-à-dire ne faisant pas l’objet d’une réglementation spécifique, s’assurer d’une aération par ventilation mécanique ou par ventilation naturelle permanente ;


– de prévoir une surveillance de la température ambiante des lieux de travail ;


– de s’assurer que le port des protections individuelles est compatible avec les fortes chaleurs ;


– d’informer et consulter les CHSCT et les autres institutions représentatives du personnel sur les recommandations à mettre en œuvre en cas d’exposition aux fortes chaleurs ;


– de prévoir éventuellement des mesures correctives sur des bâtiments ou locaux existants (stores, volets, faux plafonds, rafraîchissement d’ambiance, ventilation forcée de nuit, films antisolaires sur les parois vitrées, etc.).


Pendant une vague de chaleur

En cas de canicule, l’employeur doit :

– informer tous les travailleurs des risques, des moyens de prévention, des signes et symptômes du coup de chaleur (document établi par le médecin du travail notamment) ;


– mettre à leur disposition de l’eau potable et fraîche pour la boisson (C. trav., art. R. 4225-2) ;


– dans les locaux fermés où le personnel est amené à séjourner, renouveler l’air de façon à éviter les élévations exagérées de température, les odeurs désagréables et les condensations (C. trav., art. R. 4222-1) ;


– aménager les postes de travail extérieurs de telle façon que les travailleurs soient protégés contre les conditions atmosphériques (C. trav., art. R.4225-1) : prévoir des zones d’ombre, des abris, des locaux climatisés, notamment ;


– sur les chantiers du BTP, mettre à la disposition des travailleurs trois litres d’eau, au moins, par jour et par travailleur (C. trav., art. R. 4534-143), ainsi qu’un local permettant leur accueil dans des conditions préservant leur santé et leur sécurité en cas de survenance de conditions climatiques susceptibles d’y porter atteinte. À défaut d’un tel local, des aménagements du chantier doivent permettre la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs dans des conditions équivalentes (C. trav., art. R. 4534-142-1).


Par ailleurs, la circulaire préconise de :

– mettre à la disposition des personnels des moyens utiles de protection (ventilateurs d’appoint, brumisateurs d’eau minérale, vaporisateurs d’humidification, stores extérieurs, volets, etc.) ;


– adapter les horaires de travail dans la mesure du possible (début d’activité plus matinal, suppression des équipes d’après-midi, etc.) ;

– organiser des pauses supplémentaires et/ou plus longues aux heures les plus chaudes, si possible dans une salle plus fraîche ;


– inciter les travailleurs à se surveiller mutuellement pour déceler rapidement les signes ou symptômes du coup de chaleur et les signaler à l’employeur et au médecin du travail ;


– installer des sources d’eau potable fraîche à proximité des postes de travail et en quantité suffisante ;


– vérifier que les adaptations techniques permettant de limiter les effets de la chaleur ont été mises en place et sont fonctionnelles ;


– fournir des aides mécaniques à la manutention ;


– surveiller les ambiances thermiques des lieux de travail (température, etc.) ;


– enfin, organiser l’évacuation des locaux si la température intérieure atteint ou dépasse 34°C en cas de défaut prolongé du renouvellement de l’air (recommandation Cnamts R. 226).





Par voie de conséquence, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir appliquer l’ensemble de ces mesures préventives contre les effets de la canicule sur la santé des personnels du CASVP.



Je vous assure, monsieur le Directeur Général, de ma parfaite considération.