: FO CASVP: juin 2009

lundi 29 juin 2009

GUIDE: Le départ à la retraite



Quels critères devez-vous prendre en compte ?

La retraite n'est pas seulement une question d'âge. Plusieurs éléments sont à prendre en considération pour apprécier votre situation personnelle : votre emploi, le nombre d'années travaillées dans le secteur public ou ailleurs, votre situation familiale…



La nature de votre emploi Sédentaire ou actif.
L'âge d'ouverture des droits (ou âge légal de départ à la retraite) est normalement fixé à

-60 ans pour les emplois sédentaires (Personnels adminstratifs).
-55 ans pour les emplois actifs (Personnels soignants)


Votre âge
À chaque catégorie d'emplois correspond donc un âge d'ouverture des droits (AOD) et un âge limite au-delà duquel le fonctionnaire est mis d'office en retraite (sauf exceptions).

La durée de votre service dans la fonction publique
Il s'agit des trimestres acquis dans la fonction publique, en qualité de titulaire ou de stagiaire, auxquels s'ajoutent les bonifications éventuelles retenues dans le calcul de la pension.


Votre "durée d'assurance" tous régimes
Elle totalise l'ensemble des trimestres cotisés dans le public comme dans le privé.


Le nombre d'annuités
Depuis le 1er janvier 2004, le nombre d'annuités, évaluées désormais en trimestres, s'est alourdi. De 37,5 ans d'activité, les fonctionnaires devront avoir cotisé 40 ans en 2008, soit 160 trimestres.


Votre traitement indiciaire de fin de carrière
Il est fonction du grade, de l'indice et de l'échelon du fonctionnaire. Le traitement indiciaire retenu pour le calcul de la pension est, sauf cas particuliers, le dernier indice détenu pendant au moins 6 mois avant le départ à la retraite.


Votre situation familiale
Des bonifications de durée de service et des majorations de pension peuvent intervenir dans différents cas.

Quand pourrez-vous partir à la retraite ?
Vous pourrez prendre votre retraite dès que vous aurez atteint l'âge d'ouverture de vos droits, soit 55 ou 60 ans, et au plus tard à votre âge limite, 60 ou 65 ans. La date à laquelle votre pension sera versée dépend de la catégorie à laquelle vous êtes rattaché.

Une exception importante cependant : si vous êtes mère de 3 enfants et que vous avez plus de 15 ans de service, vous pouvez prendre votre retraite tout de suite.

Tout fonctionnaire qui a accompli au moins 15 ans de service civil et militaire a droit à une pension, mais la date à laquelle il pourra bénéficier de sa pension dépend de la catégorie à laquelle son emploi est rattaché (sédentaire ou actif). Cette condition de 15 ans de service n'est pas exigée pour le fonctionnaire radié des cadres pour invalidité.


Il est primordial d'avoir 15 ans de service
Un fonctionnaire qui n'a pas 15 ans d'activité dans la fonction publique au moment de sa radiation des cadres ne peut pas bénéficier d'une pension du régime des fonctionnaires ou de la CNRACL. Ses droits sont transférés et sa pension sera servie dans les conditions du régime général par la Sécurité sociale et l'Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'état et des collectivités publiques (Ircantec).


L'âge d'ouverture des droits
L'âge d'ouverture des droits est fixé à 60 ans pour les sédentaires et à 55 ans pour les agents classés en service actif.


La cessation progressive d'activité (CPA)
La CPA permet d'aménager une transition entre l'activité et la retraite. Elle s'applique, sous réserve de l'intérêt du service, à l'ensemble des fonctionnaires dont l'âge légal de départ à la retraite est fixé à 60 ans. Pour en bénéficier, il faut être âgé de 57 ans au moins en 2008 justifier de 33 années de cotisation "tous régimes" dont 25 années de service public.

L'âge limite
Vous serez mis à la retraite d'office lorsque vous atteindrez un âge limite : 65 ans dans le cas général, ou 60 ans si vous êtes classé en service actif.

Les périodes travaillées après la limite d'âge sont désormais prises en compte dans la pension. Si vous n'avez pas la totalité des annuités nécessaires lorsque vous atteindrez cet âge limite, vous pourrez, avec l'accord de votre hiérarchie, prolonger votre activité jusqu'à l'obtention du nombre de trimestres nécessaires pour avoir une retraite au taux maximal (mais pour une période limitée à 10 trimestres).


Quand toucherez-vous votre pension ?
Votre pension vous sera versée chaque mois dès lors que vous aurez pris votre retraite. Mais si vous partez avant l'âge d'ouverture de vos droits, il vous faudra attendre cette date pour la toucher (exception faite, notamment, des mères ayant élevé trois enfants). Il existe des cas où il est possible de toucher sa retraite sans attendre l'âge d'ouverture des droits (AOD) :
1) les mères de trois enfants qui ont effectué 15 ans de service dans la fonction publique peuvent partir en retraite quand elles le souhaitent et toucher leur retraite immédiatement dès qu'elles remplissent ces deux conditions ;
2)les fonctionnaires, hommes ou femmes, atteints d'une infirmité ou d'une maladie incurable, ou dont les conjoints souffrent de ces mêmes maladies, peuvent également bénéficier du paiement immédiat de leur pension (sous réserve d'avoir accompli 15 ans de service).


La mise en paiement
La pension est immédiatement versée lorsque le fonctionnaire qui a atteint son âge d'ouverture des droits (AOD) demande sa mise à la retraite ou lorsqu'il est rayé des cadres par limite d'âge (ou par invalidité). Le paiement différé Dans tous les autres cas, si vous avez quitté l'administration avant d'avoir atteint l'âge légal d'ouverture des droits (ex. démission), le paiement de la pension sera reporté au jour où vous atteindrez 60 ans (ou 55 ans si vous étiez en catégorie active et avez accompli au moins 15 ans de service actif).

Si vous détenez des droits à pension dans plusieurs régimes de retraite, le paiement de chacune de ces pensions dépend du régime considéré. Ainsi un fonctionnaire classé en service actif peut toucher sa pension à 55 ans, mais il devra attendre d'avoir au moins 60 ans pour toucher celle du régime général.

Le cas du cumul emploi-retraite
Le fonctionnaire retraité qui reprend une activité peut cumuler son salaire d'activité avec sa pension, sous certaines conditions.

Comment calculer votre retraite ?
Pour le calcul de votre retraite, votre activité dans différents régimes (public, privé, profession libérale) sera désormais prise en compte. Pour déterminer votre durée d'assurance dont dépendra une éventuelle décote ou surcote - il faudra ajouter différents éléments, comme les bonifications, les validations ou les rachats d'annuités. Sans oublier de comptabiliser les années de temps partiels cotisées à temps plein.


La décote
Si vous n’avez pas atteint la durée d’assurance requise (tous régimes confondus) au moment où vous ferez valoir vos droits à la retraite, une décote sera appliquée au calcul de votre pension.

à partir de 2006, ce coefficient de minoration (ou décote) est appliqué à un taux de 0,125 % par trimestre manquant dans la durée d’assurance nécessaire pour obtenir une pension au taux maximal (75 % du traitement indiciaire).
La décote augmentera progressivement (de 0,125 % par trimestre) pour atteindre 1,25 % par trimestre en 2015.


La surcote
Si après 60 ans, vous travaillez au-delà du nombre d’années nécessaires pour obtenir la retraite au taux maximal (75 % du traitement indiciaire), vous bénéficierez d’une surcote par trimestre supplémentaire. Vous devez avoir plus de 60 ans après le 1er janvier 2004 et avoir totalisé une durée d’assurance «tous régimes confondus» – donc y compris les années travaillées dans le secteur privé – supérieure à la durée de service et de bonifications exigée pour avoir la retraite au taux maximal de 75 %.

Les deux conditions sont nécessaires.
La surcote est de 0,75 % par trimestre (3 % par an) dans la limite de 20 trimestres (5 ans).


Les bonifications
1) Les bonifications pour chaque enfant né ou adopté avant le 1er janvier 2004
Les femmes et hommes fonctionnaires bénéficient d’une bonification d’un an de durée de service pour chaque enfant né ou adopté avant le 1er janvier 2004. Cette bonification vaut également pour l’enfant (du conjoint ou recueilli) dont la prise en charge a débuté avant cette date. L’enfant doit cependant avoir été élevé pendant neuf ans au moins avant son 21e anniversaire. Il faut avoir interrompu son activité pendant une période continue d’au moins deux mois pour bénéficier de la bonification.

Les interruptions prises en compte sont :
– le congé maternité ;
– le congé parental, d’adoption ;
– le congé de présence parentale ;
– la disponibilité pour élever un enfant de moins de 8 ans. Les femmes qui ont accouché pendant leurs études bénéficient de cette bonification d’un an à condition qu’elles aient été recrutées dans les deux ans ayant suivi l’obtention du diplôme nécessaire pour se présenter au concours (pas de condition d’interruption d’activité).

2)La prise en compte des interruptions d’activité pour les enfants nés ou adoptés après le 1er janvier 2004
Pour les femmes comme pour les hommes, seront prises en compte (sans versement de cotisation) dans le calcul de la durée de service, dans la limite de 3 ans par enfant légitime, naturel ou adoptif, les interruptions totales d’activité prises dans le cadre :
- du congé parental ;
- du congé d’adoption ;
- du congé de présence parentale ;
- de la disponibilité pour élever un enfant de moins de 8 ans ;
- de l’interruption partielle d’activité (temps partiel de droit pour raisons familiales à 50, 60, 70 ou 80 %).


La majoration
Les parents de trois enfants au moins :
la majoration de 10 % du montant de la pensionLes femmes et les hommes fonctionnaires, parents de trois enfants au moins, voient leur pension majorée de 10 % pour 3 enfants (et 5 % par enfant supplémentaire). Cette majoration n’est pas imposable sur le revenu. Pour l’obtention de cette majoration, les enfants (légitimes, naturels ou adoptifs) doivent avoir été élevés pendant au moins 9 ans, soit avant leur 16e anniversaire, soit avant l’âge où ils ont cessé d’être à charge selon le Code de la Sécurité sociale (20 ans). Si l’enfant n’a pas atteint ses 16 ans à la date du départ en retraite de son parent, la majoration ne sera versée que lorsqu’il aura atteint cet âge.


BON A SAVOIR

tout fonctionnaire a droit à une pension minimale qui dépend du nombre d'années travaillées dans la fonction publique. Ce minimum garanti est basé sur l'indice de référence 216 et sera progressivement augmenté pour être finalement basé sur l'indice 227 en 2013.

samedi 27 juin 2009

MOINS D’AGENTS, MOINS BIEN PAYÉS




Le 25 juin 2009, les représentants des fonctionnaires et des agents publics ont été réunis par Eric Woerth, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique pour un «rendez-vous» salarial.Le Ministre a clairement confirmé sa politique d’austérité à l’encontre des salaires des fonctionnaires.


Ne pouvant revenir sur ses annonces d’augmentation de la valeur du point d’indice de 0,5% au 1er juillet et de 0,3% au 1er octobre 2009, il a tenté d’opposer les salariés du privé et les fonctionnaires et agents publics prétextant que ces derniers ne subissent pas les effets de la crise !


Il confirme les suppressions de postes de fonctionnaires et nous vante les mérites de cette politique pour le pouvoir d’achat des fonctionnaires : plus on supprime de postes plus on redistribue (une petite partie) les économies réalisées aux fonctionnaires restant !


Il confirme sa volonté d’individualisation des rémunérations par le développement du régime indemnitaire (primes, intéressement, etc.) au détriment de l’augmentation de la valeur du point d’indice.


Il confirme la politique de sous rémunération pour les plus petites rémunérations : le minimum de rémunération des fonctionnaires et agents publics sera de nouveau inférieur au SMIC à compter du 1er juillet!



FO conteste non seulement la méthode mais aussi le fond.


L’opération communication du gouvernement, qui essaie de faire croire que les agents de la Fonction publique ont obtenu un gain de pouvoir d’achat de 3% en 2008, ne saurait cacher le mauvais traitement réservé aux fonctionnaires et agents publics.

Alors que la crise nécessite une relance par un soutien du pouvoir d’achat et le maintien et le renforcement des services publics, il rate une nouvelle occasion d’infléchir sa politique. Il préfère poursuivre sa politique de rigueur.




En fait derrière le «travailler plus pour gagner plus» il faut comprendre «moins de fonctionnaires et agents publics, moins bien payés».

lundi 22 juin 2009

AVIS AUX FONCTIONNAIRES: LA MACHINE À SUPPRIMER LES EMPLOIS SE MET EN PLACE…

Le mercredi 17 juin 2009 s’est réunit la Commission des lois de l’Assemblée Nationale pour étudier le projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels des fonctionnaires. Rappelons que ce projet de loi, déjà adopté par le Sénat, va permettre à l’Etat de disposer d’outils pour contourner le statut général des fonctionnaires, sans pour autant afficher au grand jour son véritable objectif : la destruction des services publics républicains. Pour la Fédération Générale des Fonctionnaires Force Ouvrière , ce n’est pas acceptable.

Le premier étage de cette machine à broyer a été la modification de l’article L 351-12 du code du travail qui rend tout fonctionnaire éligible à l’assurance chômage. Le deuxième étage, c’est ce projet de loi qui :

– Dans son article 7 met le fonctionnaire dans une situation de réorientation professionnelle lorsque son emploi est susceptible d’être supprimé, puis si la réorientation n’a pas abouti, en disponibilité d’office sans rémunération, avant licenciement !

– Dans son article 8 autorise, lorsque les besoins du service le justifient, le cumul d’emplois à temps incomplet entre les 3 versants de la fonction publique. Un véritable écartèlement professionnel.

– Dans son article 9 introduit la possibilité de recruter des personnels sous contrat, en dehors des seuls besoins ponctuels déjà prévus par la loi et les règles statutaires. Instaurer la précarité et la flexibilité dans la Fonction Publique est inacceptable. En effet, la garantie fondamentale de la continuité du service public, du bon exercice de ses missions et de neutralité du fonctionnaire sont étroitement liés à la permanence de l’emploi donc du statut.

– Dans son article 10 donne la possibilité à l’administration de faire appel à des salariés d’agences d’intérim. Ce qui va à l’encontre de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique et surtout de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.

Comment un salarié intérimaire pourra-t-il faire preuve d’indépendance ?
être soumis au secret professionnel et à la discrétion au même titre que le fonctionnaire ?

Au-delà des intérêts des fonctionnaires et agents publics, c’est la remise en cause des valeurs et des principes républicains. Une toute autre conception donc du service public « à la française » où le fonctionnaire n’aura plus la neutralité et l’indépendance que lui confère son statut pour que chaque usager puisse avoir le libre accès au service public. Pour FO le sujet est d’une gravité sans précédent. Ce projet de loi doit être modifié par les élus à l’Assemblée nationale.
Il est de notre devoir d’alerter les citoyens et de nous mobiliser d’ici à la mi-juillet pour défendre ces principes républicains.

Pour FO le gouvernement doit rester cohérent. On ne peut pas, d’un côté, vanter les mérites de notre modèle social qui permet de limiter les effets de la crise dans notre pays et, de l’autre, liquider la fonction publique en catimini. Pour FO, c’est un réel choix de société qui se pose !

mardi 16 juin 2009

Le CASVP précurseur de la loi sur la mobilité





"Une alouette de progrès et un gros cheval de retour en arrière"
ainsi s'est exprimé Monsieur Pierre Yves COLLOMBAT, sénateur, Président du groupe socialiste au Sénat au sujet de la loi concernant "la mobilité et parcours professionels des fonctionnaires". Ainsi ce groupe polique a décidé de ne pas signer ce texte de loi. Ce dernier sera finalement adopté par la majorité présidentielle et envoyé à l'Assemblée Nationale pour y être voté.

Etrange répercussion

Le mardi 16 juin 2009, la Présidente du CTP (comité technique paritaire) élue du même groupe politique, non signataire de ce texte, proposera aux organisations syndicales (FO-CGT et UNSA)la signature d'une charte calquée sur cette même loi...



Dernière minute:
Résultat du vote (CTP du 16/6/2009) avis "charte de la mobilité"

FO avis défavorable
CGT avis favorable
UNSA avis favorable

à vous de juger...












mercredi 10 juin 2009

Liberté de recrutement



87 parlementaires UMP ont déposé une proposition de loi dans la perspective d’instituer « la liberté de recrutement par les collectivités territoriales ».
La volonté exprimée par ces parlementaires vise à ce que les personnels des communes, des
départements et des régions soient recrutés à compter du 1er janvier 2010, par contrat.
Les « auteurs » de ce texte méconnaissent la longue histoire de la fonction publique et font fi des
règles républicaines qui la régissent, l’intérêt général, lequel ne peut se réduire à la somme des
intérêts particuliers et ceux qui ont la charge de servir les collectivités territoriales doivent être
protégés pour conserver leur neutralité.
Pour répondre à cette exigence de l’intérêt général, 3 principes fondent l’unité de la fonction
publique :


- le principe d’égalité par référence à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui
dispose que l’on accède aux emplois publics sur la base de la capacité des candidats c'est-àdire
de leurs compétences, a conduit à privilégier la voie du concours pour entrer dans la
fonction publique.


- le principe d’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique.


- le principe de responsabilité qui veut que tout fonctionnaire doit rendre compte.


Le contrat est opposé au statut. Le fonctionnaire est dans une position statutaire et non
contractuelle parce qu’il est au service de l’intérêt général.
La fédération Force Ouvrière des services publics et des services de santé ne saurait accepter que l’on vienne détruire la fonction publique territoriale et remettre en cause les droits des personnels.
Force Ouvrière s’oppose à la contractualisation des emplois publics car, pour nous, le service public est partie intégrante du pacte républicain et cette proposition de loi ouvrirait la voie au clientélisme, à l’arbitraire et aux pressions politiques.
Par ailleurs, nous prenons acte que parmi les signataires figure le Président de la fédération nationale des centres de gestion de la fonction publique territoriale.
Comment vouloir d’un côté fédérer la gestion des fonctionnaires de certaines collectivités et d’un
autre vouloir recruter des agents contractuels.
Enfin, à l’heure où l’on va marquer les 25 ans du statut, lorsque tous les scrutateurs reconnaissent les capacités d’adaptation de la fonction publique territoriale, cette initiative de quelques parlementaires est source de polémiques et de tensions.
En conséquence, nous demandons le retrait de cette proposition susceptible d’aggraver un climat
social déjà fortement dégradé.

samedi 6 juin 2009

La Mobilité: Nouvelle arme du CASVP !


La mobilité entre les differentes fonctions publiques et à l'interieur de chacunes d'elles est un droit. C'est une garantie fondamentale solennellement proclamée par la loi du 13 juillet 1983 sur les droits et obligations des fonctionnaires dans son article 14.
Comment expliquer que cet article, qui tient en 6 lignes, se voit aujourd'hui remaié au bon vouloir de l'administrtion en 14 articles ?
-Aujourd'hui le CASVP s'attaque aux droits fondamentaux qui nous régissent !
Ainsi, la charte de la mobilité instituée par le CASVP s'inscrit très clairement dans le cadre de la prochaine loi sur la mobilité et parcours professionnels des fonctionnaires. http://www.senat.fr/leg/pjl07-267.html

L'avant-projet de loi, validé par le Sénat, sur la mobilité et parcours professionels des fonctionnaires est destiné à fournir aux administrations les «outils pour gérer les réorganisations» et «gérer au plus près leurs effectifs dans le cadre de la revue générale des politiques publiques (suppression massive d'emplois)

Le gouvernement annonce la couleur:

- généraliser la possibilité de cumuler des temps non complets.

- autoriser le recours à l'intérim.

- crée un dispositif de «réorientation professionnelle».
-ENSEMBLE AVEC FORCE OUVRIERE DU CASVP DEFENDONS NOS DROITS !


lundi 1 juin 2009

Lundi de Pentecôte: travail forcé et non payé !


Décrété "journée de solidarité" pour la prise en charge des personnes retraitées, le lundi de Pentecôte est redevenu un jour férié en 2008.

Le lundi de Pentecôte est donc férié (comme le 25 décembre, le 1er janvier ou encore le 15 août)

Mais les salariés doivent une journée de travail au titre de la solidarité créée après la canicule de 2003 pour financer la prise en charge des personnes âgées.

En définitif, les salariés travaillent mais ne sont pas payés !

AVEC FO CASVP

OUI à la solidarité !

NON à l'injustice !

CONTRE le travail forcé et non payé !