: FO CASVP: mars 2009

mardi 31 mars 2009

Le droit Fonction Publique


La fonction publique est régie par différentes sources :
La Constitution
Impose le respect de certains principes dans la fonction publique :
-l’égale admission aux emplois publics ;
- le respect du droit de grève ;
- le respect du droit syndical.

Le droit Communautaire
Considère les agents publics de la même façon que les salariés privés en matière de règle du travail.
-Impose l’ouverture de la fonction publique française aux ressortissants communautaires en vertu du principe de libre circulation des travailleurs (article 48 du Traité de Rome du 25 mars 1957).

La loi (Parlement)
Les différentes fonctions publiques ont vu leur statut général unifié par la loi du 13 juillet 1983 :
- Titre 1 (statut général-droits et obligations) tout en précisant et préservant les spécificités de chaque secteur :
- Titre 2 pour les fonctionnaires de l’État (loi du 11 janvier 1986) ;
- Titre 3 pour les fonctionnaires territoriaux (loi du 26 janvier 1984)
- Titre 4 pour les fonctionnaires hospitaliers (loi du 9 janvier 1986).

Le pouvoir réglementaire (gouvernement)
- Précise les règles générales applicables à l’ensemble des fonctionnaires.
- Définit le contenu précis de chaque corps ou cadre d’emploi.

La jurisprudence
- À pour mission d’interpréter les textes législatifs et réglementaires.
- La juridiction de droit commun est en règle générale le tribunal administratif.

lundi 23 mars 2009

QUESTIONS ET DEMANDES AU MAIRE DE PARIS DANS LE CADRE DE L'AUDIENCE DU 23 MARS 2009


Monsieur le Maire de Paris,

À la réunion du 23 mars 2009 a laquelle vous avez bien voulu nous convier, j’ai l’honneur, à cet égard, de porter à votre connaissance les questions et demandes que nous souhaitons aborder et, le cas échéant, obtenir si possible des réponses claires et précises :

 Le conseil d’administration dans sa séance du 18 décembre 2008 via un extrait du registre des délibérations indique 156 suppressions d’emplois.
Or, la Direction Générale du CASVP nous informe que le point n° 153 de ladite délibération adoptée par le conseil d’administration du CAS-VP prévoit la suppression nette de 13 emplois, au cours de l’année 2009, en fonction des départs à la retraite. Pour cette raison nous souhaitons connaître avec exactitude le bon chiffre. Qu’en est-il exactement ?

 L’article 72 de la constitution pose le principe de la libre administration des collectivités territoriales, ce qui veut dire des moyens suffisants et garantis par l’autonomie financière et par l’autonomie de recrutement et de gestion du personnel. La Ville de Paris disposant ainsi constitutionnellement de l’autonomie financière, pour quelles raisons applique t-elle les mesures gouvernementales du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ?

 En ce qui concerne la nouvelle bonification indiciaire, nous demandons que le versement de cette indemnité recouvre un ensemble plus large de personnels. Ainsi, nous demandons que les agents sociaux, les aides soignants et les infirmiers bénéficient du versement de la NBI à l’instar de leurs homologues de l’AP/HP.

 Nous demandons aussi que soit aborder les régimes indemnitaires, leur augmentation et notamment la prime communale.
Ainsi, force est de constater que le taux moyen de la prime communale qui oscille entre 350€ et 450€ pour les adjoints administratifs de 2ème ou 1ère classe et principaux de 2ème classe et de 850€, 1860€, 2840€ et 3570€ pour les secrétaires administratifs de classe normale, de classe supérieure et exceptionnelle n’est pas versé dans son intégralité aux agents concernés.


De surcroît, nous demandons le versement de la prime communale aux agents sociaux, aux Conseillers sociaux éducatifs, et in fine aux Secrétaires médicales et sociales. Au CAS-VP, il existe de fortes disparités pécuniaires en matière de primes entre les agents. Cette situation très ancienne qui s’aggrave d’années en années n’est plus supportable et doit cesser. Les fonctions des personnels tous grades confondus tendent à s’homogénéiser. En effet, plus de 80% des agents du CAS-VP sont en relation étroite avec le public.




 Le décret 59-308 du 14 février de 1959 précise les dispositions concernant l’avancement accéléré d’échelon. Or, d’autres mesures ont été édictées et notamment au travers du décret de 2002. Pour quelles raisons la Ville de Paris et le CASVP appliquent toujours celui de 1959 ? Nous demandons l’application immédiate de ce décret de 2002 nettement plus favorable pour les personnels de la Ville de Paris et du CAS-VP.

 La subvention de la Mairie de Paris versée au CAS-VP en ce qui concerne L’AGOSPAP est notoirement insuffisante. Conséquence : nombre d’agents du CAS-VP sont injustement pénalisés s’agissant des avantages en matière tarifaires. Donc, une augmentation substantielle de la subvention n’est plus à démontrer.

 Le ratio promu/promouvable précise chaque année par arrêté du Maire de Paris le quotient attribué pour chaque corps pour les passages au choix au grade supérieur. Nous demandons un ratio promu/promouvable de 100% pour tous les corps à l’instar du corps des administrateurs civils de la Ville de Paris.

S’agissant de l’attribution des logements sociaux dans le cadre du dispositif « LOCAGENT », seuls 600 logements sociaux sont réservés aux agents de la Ville de Paris, du Département et du CAS-VP.

A cet effet, nous demandons d’une part, une augmentation très importante du nombre de logements sociaux eu égard au nombre de fonctionnaires. (40 000 fonctionnaires exercent leurs fonctions à la Ville de Paris et dans ses administrations annexes). D’autre part, que les montants des loyers actuellement en vigueur soient adaptés aux émoluments des personnels.

Enfin, nous vous informons que notre organisation syndicale a obtenu 33,17% et 20 sièges aux commissions administratives paritaires aux dernières élections professionnelles des 23 octobre et 16 décembre 2008 renforçant ainsi notre deuxième place à moins de 23 voix de la CGT.

Je vous assure, Monsieur le Maire de Paris, de ma parfaite considération.

Le secrétaire du syndicat FO CAS-VP

vendredi 20 mars 2009

Pas d'expulsion locative sans proposition de relogement


A l'approche de la fin de la trêve hivernale des expulsions locatives, la ministre du Logement a annoncé, jeudi 12 mars à Châlons-en-Champagne, les mesures décidées par le gouvernement pour prévenir les expulsions, "qui sont un drame humain qu'il faut éviter par tous les moyens", mais sans pour autant s'opposer à des décisions de justice ou pénaliser les petits propriétaires confrontés à des impayés de loyers.
"Aucune décision d'expulsion ne sera prise sans qu'il y ait au moins une solution d'hébergement proposée simultanément par la préfecture afin de ne condamner personne à la rue", affirme en effet le ministère du Logement dans un communiqué.
Rendues obligatoires partout par la loi de mobilisation pour le logement adoptée en février par le Parlement, les commissions départementales de prévention des expulsions devront être mises en place dès sa promulgation, selon les instructions adressées par Christine Boutin aux préfets le même jour. Services préfectoraux, conseils généraux et caisses d'allocations familiales devront en effet y travailler ensemble "afin d'aider les ménages en difficulté à s'en sortir".

Proposer un hébergement

Les préfets devront aussi examiner avec les départements les conditions d'attribution des aides du fonds de solidarité logement (FSL) aux personnes en situation d'impayé ou menacées d'expulsion et veiller à ce qu'une solution d'intermédiation locative avec une association ou un bailleur social soit recherchée en cas de graves difficultés de paiement.
Dès réception d'une demande de concours de la force publique, les représentants de l'Etat devront par ailleurs rappeler aux occupants des lieux qu'ils ont la possibilité de saisir la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO).
Et "en accordant le concours de la force publique sollicité pour l'exécution de la décision judiciaire d'expulsion, vous veillerez dans tous les cas à ce qu'une proposition au moins d'hébergement provisoire soit faite aux personnes", indique encore la ministre aux préfets.
Délégué général à la coordination de l'hébergement et de l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées, le préfet Alain Régnier est enfin chargé de s'assurer de la bonne application de ces mesures et de la diffusion des bonnes pratiques qui en découleront.

Une promesse déjà ancienne

"Désormais, il n'y aura plus de personnes mises à la rue, plus d'expulsions sans une solution de remplacement", avait précédemment déclaré la ministre du Logement, dans un entretien publié le 12 mars dans Le Parisien/Aujourd'hui en France. "Il y a désormais une obligation de résultat", poursuivait-elle dans le quotidien, en affirmant que "ce principe [entrait] immédiatement en vigueur", dans le cadre de sa loi sur le logement.
La loi de 1990 sur la trêve hivernale reste donc en vigueur, "mais avec l'obligation faite aux préfets de proposer une solution de relogement ou d'hébergement avant toute expulsion", ce qui est "évidemment plus facile en province qu'en Ile-de-France", reconnaissait cependant Christine Boutin, même si elle assure toujours "qu'on n'a jamais autant construit de logements sociaux qu'actuellement".
Pour mémoire, le Premier ministre, François Fillon, avait fait une promesse similaire à l'engagement d'aujourd'hui, en janvier 2008, en lançant le chantier national prioritaire 2008-2012. Il avait alors préconisé, entre autres, de généraliser les commissions de prévention des expulsions locatives et de suspendre ces dernières en l'absence d'une solution d'hébergement digne. Des dispositions allant dans ce sens sont par ailleurs prévues dans la loi d'orientation du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions et dans la loi DALO du 5 mars 2007.

PROTECTION DE L'ENFANCE


(Communiqué de l'ASH)
"Si la loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l'enfance donne une importance essentielle à 'l'information préoccupante', elle n'a pas été jusqu'à en donner une définition", rappelle l'Association nationale des assistants de service social (ANAS) qui, ayant relevé "de vraies difficultés pour les professionnels et les familles", a estimé nécessaire d'en élaborer deux définitions distinctes qu'elle compte porter aux prochaines assises de la protection de l'enfance, organisées à Lyon les 30 et 31 mars.
Evoquant des définitions départementales ou nationales insatisfaisantes, mais aussi un risque de déresponsabilisation des professionnels, parfois mis au même niveau que les citoyens non qualifiés, ou le risque de construction de bases de données départementales regroupant des informations dites préoccupantes "sans limite ni contrôle véritable", l'ANAS souhaite ainsi contribuer au débat qui occupe, par ailleurs, l'un des groupes d'appui de la réforme.
Dès l'adoption de la loi, l'organisation s'était en effet inquiétée des risques induits par le nouveau dispositif. "Aujourd'hui, l'avancée de la mise en route, au moins dans certains départements, renforce nos craintes", indique-t-elle dans son texte, "Pour une définition opérationnelle de l''information préoccupante' pour les professionnels de l'enfance", disponible en ligne sur son site Internet.
Elle y livre "une analyse critique de la situation actuelle" et y défend notamment la nécessité de donner deux définitions de l'information préoccupante : l'une, "basique", concernant les personnes qui concourrent à la protection de l'enfance et pouvant d'ailleurs "être donnée comme repère à chaque citoyen", poserait pour principe qu'on entend par information préoccupante "tout élément d’information susceptible de laisser craindre qu’un enfant puisse avoir besoin d’aide du fait qu’il se trouve en situation de danger ou de risque de danger".
La seconde, destinée aux professionnels du secteur, considérerait qu'une information préoccupante "montre la présence de difficultés risquant de mettre en danger la santé, la sécurité, la moralité de mineurs ou de compromettre gravement leur éducation ou leur développement physique, affectif, intellectuel et social, et que les parents, seuls ou avec le soutien du professionnel ou de l’équipe dans laquelle il s’inscrit, ne parviennent pas ou ne parviendront probablement pas à modifier de manière satisfaisante pour l’enfant".

MANIFESTATION DU JEUDI 19 MARS 2009


Les salariés peuvent être fiers de la réussite de la journée de grève et de manifestation du 19 mars 2009 qui a rassemblé sur l’ensemble du territoire plus de trois millions de manifestants, c'est-à-dire plus que la journée déjà réussie du 29 janvier .

Le gouvernement et le patronat doivent mesurer la détermination et la colère des salariés du public et du privé, tout comme ils doivent mesurer la montée du sentiment croissant d’injustice sociale.

Ils doivent donc répondre rapidement aux revendications en matière de pouvoir d’achat, d’emploi et de service public. Le bureau confédéral de Force Ouvrière marque sa détermination à obtenir satisfaction sur les revendications et d’ores et déjà réaffirme son soutien à tous les salariés dans les entreprises et administrations.

vendredi 13 mars 2009

PRIME DE DÉMÉNAGEMENT ET D'INSTALLATION



L’allocation de déménagement
Les agents titulaires et agents partant à la retraite (s’ils déménagent dans les 6 mois suivant leur départ en retraite) ont droit à une prime de déménagement.
Pour percevoir cette prime il faut avoir accompli au minimum 3 ans de présence effective au CASVP.
Elle est allouée au maximum deux fois dans la carrière de l’agent et avec un intervalle de 5 ans.
Montant : 305 €

L’allocation déménagement (extension pour les agents nés dans un DOM)
Cette allocation est versée à l’occasion d’un déménagement d’un agent du CASVP né dans un DOM faisant suite à son départ en retraite et qui repart s’installer dans son DOM d’origine.
Montant : 2500 € (Net)


Prime spéciale d’installation
Cette prime est destinée à compenser les frais d’installation des agents.
Cette indemnité est versée dans les deux mois suivant la prise de fonction. Elle versée une seule fois dans la carrière de l’agent.
Les agents logés ne peuvent percevoir la prime d’installation.
Toutefois, si dans un délai d’un an à partir de son affectation, l’agent interrompt son service, il devra reverser tout ou partie de la prime.
Montant : 2022,96 € (au 1èr mars 2008)

CONCOURS ET EXAMENS L'ACCES A VOS COPIES





" L’acces à vos notes et copies "





Le droit des candidats à avoir communication des pièces du concours
En ce qui concerne les notes qui leur ont été attribuées, ainsi que les copies, les candidats ont droit d’en obtenir communication.
L’Assemblée du Conseil d’État, par deux décisions, a jugé que la copie d’un candidat à un examen ou à un concours constitue un document nominatif au sens des dispositions de la loi du 17 juillet 1978 et que par suite le candidat a droit à la communication de sa copie.



En cas de refus de communiquer les documents, le candidat doit saisir la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA)
Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA)
35, rue Saint-Dominique
75700 PARIS 07 SP

mardi 10 mars 2009

Frais de transport domicile-travail


de nouvelles obligations à la charge de l’employeur:


La loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 oblige désormais l’employeur à prendre en charge une partie des frais de transport, publics ou personnels engagés par le salarié pour aller et venir sur leur lieu de travail.


Frais de transports publics :
A compter du 1er janvier 2009, l’employeur doit prendre en charge 50% du coût du titre d’abonnement aux transports publics de ses salariés sur la base des tarifs de 2de classe. Le déplacement pris en charge est le plus court trajet entre le domicile du salarié et son lieu de travail.
En pratique, si le salarié a souscrit un ou plusieurs abonnement(s) (SNCF, RATP...) nécessaires à la réalisation de son trajet, l’employeur prend en charge 50% de ces différents abonnements sur la base d’un tarif seconde classe.
Cette prise en charge est soumise à la présentation des justificatifs d’abonnement et de paiement. Une attestation sur l’honneur pourra être admise pour la location de vélos et pour les travailleurs intérimaires.
L’employeur procédera au remboursement des titres achetés par les salariés dans les meilleurs délais et, au plus tard, à la fin du mois suivant celui pour lequel ils ont été validés.
Les titres dont la période de validité est annuelle feront l’objet d’une prise en charge répartie mensuellement sur la période d’utilisation.
Si le salarié perçoit déjà des indemnités représentatives de frais pour ses déplacements domicile-travail qui dépassent la moitié de son abonnement, l’employeur pourra lui refuser le remboursement. Par ailleurs, un accord collectif pourra prévoir d’autres modalités de prise en charge des frais de transport, sans que les délais de remboursement puissent excéder ceux mentionnés ci-dessus.
L’employeur qui n’appliquerait pas ce dispositif légal encourt une contravention de 4ème classe, soit une amende de 3750 € (pour les employeurs personnes physiques, cette amende est de 750 €).


Frais de carburants :
Un second dispositif d’aide à la prise en charge totale ou partielle des frais de carburants et d’alimentation de véhicules électriques, facultatif, est prévu pour les salariés utilisant leur véhicule, soit parce que leur lieu de résidence ou de travail est situé en dehors d’un périmètre de transports collectifs, soit parce que leurs horaires de travail ne leur permettent pas de les utiliser.
La loi précise que l’employeur prenant en charge ces frais devra en faire bénéficier, selon les mêmes modalités et en fonction de la distance domicile-travail, l’ensemble des salariés remplissant ces conditions. Il devra disposer des éléments justifiant de cette prise en charge.
Le salarié à temps partiel, employé pour un nombre d’heures égal ou supérieur à la moitié de la durée légale hebdomadaire ou conventionnelle, si cette dernière lui est inférieure, bénéficiera d’une prise en charge équivalente à celle d’un salarié à temps complet.
En cas d’emploi pour un nombre d’heures inférieur, la prise en charge sera calculée à due proportion du nombre d’heures travaillées par rapport à la moitié de la durée du travail à temps complet, compte tenu de la période de validité du titre.
Le salarié qui exerce son activité sur plusieurs lieux de travail au sein d’une même entreprise qui n’assure pas le transport sur ces différents lieux pourra prétendre à la prise en charge du titre de transport ou des frais de carburant lui permettant de réaliser l’ensemble des déplacements qui lui sont imposés entre sa résidence habituelle et ses différents lieux de travail.

dimanche 8 mars 2009

Bourse interministérielle de l’emploi public (BIEP)


Instrument permettant de concrétiser le droit à la mobilité dans la fonction publique



Elle complète le dispositif d’ensemble destiné à encourager la mobilité et la diversification des parcours professionnels au sein des administrations. Ce site propose des postes vacants dans les services de l’État (ministèreset leurs établissements publics,juridictions, autres structures…).
La BIEP est ouverte à l’ensemble des agents des fonctions publiques de l’État, territoriale et hospitalière ainsi qu’aux personnes handicapées qui postulent pour un recrutement par contrat donnant vocation à titularisation. La BIEP propose de nouvelles fonctionnalités permettant de mieux répondre aux attentes des agents notamment un moteur de recherche modernisé permettant des recherches multicritères plus affinées par métiers, catégories, ministères,
régions, départements.
Les internautes peuvent également s’abonner à la BIEP afin de bénéficier d’alertes (mél ou flux RSS), générées automatiquement. Ainsi, lorsque de nouvelles annonces sont mises en ligne par les recruteurs (ministères et leurs établissements publics), celles qui répondent à leurs critères sont automatiquement transmises aux candidats qui se sont abonnés.
La création d’un compte-candidat permet également de postuler en ligne à une offre ; de retrouver les offres sélectionnées et enregistrées dans son « panier » afin d’y répondre quand
il le souhaite et de retrouver l’historique de ses recherches.



www.biep.gouv.fr

FICHIERS, DOCUMENTS ET MAILS DU SALARIÉ


DANS QUELLES CONDITIONS UN EMPLOYEUR PEUT-IL ACCÉDER AUX FICHIERS, DOCUMENTS ET MAILS DU SALARIÉ?

L’extraordinaire développement de l’informatique, tout particulièrement au travail, a très vite engendré des conflits, donnant ainsi aux tribunaux l’opportunité de déterminer aussi bien pour l’employé que pour l’employeur, les droits d’utilisation de ce nouvel outil. La confidentialité des courriers électroniques représente l’un des principaux sujets de discorde. Les arrêts de la Cour de cassation tentent de s’adapter à ce nouvel environnement tout en restant dans l’esprit de l’article L.120-2 du Code du travail: «Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché.» En matière d’accès aux mails et fichiers informatiques du salarié, tout n’est pas possible pour l’employeur. Ces derniers temps, les arrêts de la Cour de cassation se sont succédé sur cette question. Il était temps de faire le point tellement les décisions rendues peuvent parfois apparaître comme confuses, voire contradictoires. L’accès aux courriers et aux messages électroniques: - Lorsque le mail ou le courrier est identifié comme personnel ou privé, l’employeur ne peut y avoir accès. Un chef d’entreprise qui ouvre, de manière intentionnelle, un pli ou un mail portant la mention «personnel» se rend coupable du délit d’atteinte au secret des correspondances et est passible des peines prévues à l’article 226-15 du Code pénal (un an de prison et 45 000 euros d'amende). Toutefois, le chef d’entreprise peut toujours saisir le juge afin qu’il ordonne l’ouverture des messages privés litigieux. Il appartient dans ce cas au juge d’apprécier l’utilité d’une telle mesure, la demande devant être fondée sur un motif légitime et nécessaire à la protection des droits de la partie qui la sollicite et l’ouverture devant normalement se faire en présence du salarié (Cass. soc., 23 mai 2007, n°05-17.818). Notons qu’un travailleur ne commet pas de faute en utilisant la messagerie professionnelle à des fins personnelles ou en recevant sur son lieu de travail un courrier personnel, même si l’employeur interdit de telles pratiques, dans la mesure où il n’abuse pas de cette liberté fondamentale (Cass. soc., 2 octobre 2001, n°99-42.942). À notre sens, un employeur ne peut interdire totalement le courrier personnel dans l’entreprise sans méconnaître les dispositions de l’article L.120-2 du Code du travail. Tout juste peut-il limiter la réception du courrier personnel dès lors que cette limitation est justifiée par des considérations professionnelles (Cass. ch. mixte, 18 mai 2007, n°05-40.803). - Lorsque le mail ou le courrier ne porte pas de mention particulière, il est présumé professionnel et peut être ouvert en dehors de la présence du salarié. Un employeur qui ouvre, par erreur, un courrier ou un mail dépourvu de toute mention relative à son caractère personnel ne viole par le secret des correspondances. Notons qu’il peut être légitimement pensé qu’un courrier a un caractère professionnel lorsqu’il est mentionné sur le pli la fonction précise de l’intéressé ou le service dont il dépend. Cependant, dès lors que le pli ou le mail a révélé son caractère purement personnel, l’employeur est tenu de le mettre à la disposition de son destinataire dans les plus brefs délais. L’accès aux fichiers ou documents détenus dans le bureau ou l’ordinateur du salarié: - Si ces fichiers ou documents ne sont pas identifiés comme personnels, ils sont présumés professionnels et peuvent donc être ouverts par l’employeur en dehors de la présence de l’intéressé (Cass. soc., 18 octobre 2006, n°04-47.400; Cass. soc., 18 octobre 2006, n°04-48.025). - Les fichiers identifiés comme personnels contenus sur le disque dur de l’ordinateur professionnel du salarié ne peuvent être ouverts par l’employeur qu’en la présence du salarié ou celui-ci dûment appelé, sauf risque ou événement particulier (Cass. soc., 17 mai 2005, n°03-40.017). La consultation des fichiers ou dossiers personnels d’un salarié ne semble donc admise qu’à la condition que celui-ci soit présent ou qu’il ait été dûment appelé. Même dans cette hypothèse, on peut penser que la Cour de cassation ne validera un tel contrôle que s’il est justifié par la nature de la tâche à accomplir et proportionné au but recherché (article L.120-2 du Code du travail). En présence d’un risque ou d’un événement particulier, les fichiers ou dossiers personnels du salarié peuvent être ouverts en dehors de la présence du salarié. La découverte par l’employeur de photos érotiques dans le tiroir du bureau d’un salarié ne constitue pas, pour la Cour de cassation, un risque ou un événement particulier permettant la consultation de fichiers informatiques «persos» à l’insu de l’intéressé. Ce risque ou cet événement particulier pourrait résulter, par exemple, de la suspicion légitime d’une concurrence déloyale. Pour les salariés investis de mandats représentatifs, la Cour de cassation a posé un principe fort: l’entreprise doit veiller à ce que les outils informatiques mis à leur disposition préservent la confidentialité qui s’attache à l’exercice de leurs missions légales (Cass. soc., 6 avril 2004, n°02-40.498: cette décision rendue à propos des autocommutateurs téléphoniques a vocation, par sa formulation générale, à s’appliquer à l’ensemble des nouvelles technologies de l’informatique et des télécommunications, notamment aux e-mails). En l’absence d’accord d’entreprise organisant l’utilisation des outils informatiques à des fins syndicales, il est recommandé aux salariés investis de mandats d’identifier comme personnels les dossiers, mails ou fichiers utilisés pour l’exercice de leur mission.
Mail Raccourci pour e-mail, lui-même abréviation du mot anglais electronic mail, signifiant courrier électronique. En français: mel ou courriel. C’est un message transmis par un utilisateur vers un ou plusieurs destinataires, d’ordinateur à ordinateur, par l’intermédiaire d’un réseau informatique.
Fichier informatiqueDocument ou unité informatique stocké dans le disque dur d’un ordinateur. Il peut être envoyé par mail si son volume n’est pas trop important. Il y a toutes sortes de fichiers: texte, audio, vidéo, multimédia. On peut les regrouper dans des dossiers.
Messagerie Sorte de bureau de poste électronique qui reçoit et stocke les messages du destinataire même quand il n’est pas connecté. Rapatrier ses messages sur son propre ordinateur se dit «relever ses mails».

jeudi 5 mars 2009

LA GRÈVE GÉNÉRALE A PAYÉ EN GUADELOUPE


Le mouvement est suspendu après la signature d’un accord qui reprend les revendications portées depuis un mois et demi par les travailleurs. Il a permis notamment d’acter les 200 euros d’augmentation salariales.


La grève générale va être suspendue en Guadeloupe après la signature cette nuit d’un protocole appelant «à la reprise de l'activité normale» entre l’Etat et le collectif LKP regroupant notamment l’ensemble des syndicats de l’île, dont FO. Après un mois et demi, ce texte récapitule les avancées obtenues par rapport aux 146 revendications portées par le collectif, notamment pour accroître le pouvoir d'achat de la population. L’accord salarial «Jacques Bino», du nom de syndicaliste mort le 18 février, qui prévoit une augmentation de 200 euros des bas salaires lui est annexé. Sachant que le MEDEF a rejeté cet accord, le LKP a prévenu que toutes les entreprises auront tout intérêt à l’appliquer si elles ne veulent pas entrer de nouveau en conflit avec les travailleurs qui ne manqueront pas d’exiger d’elles les augmentations auxquelles ils ont désormais droit. Pour le reste, le protocole de «fin de conflit», qui compte pas moins de 165 articles, acte notamment une baisse du prix des repas scolaires, une hausse de 200 euros des bourses étudiantes ainsi que l’octroi d’une «prime de solidarité active» de 200 euros aux «51.000 foyers les plus pauvres» et une autre «prime exceptionnelle» de 100 euros aux «80.000 foyers les plus pauvres». Il prévoit également un «revenu supplémentaire temporaire d'activité» (RSTA), pour une période de 36 mois, aux salariés du privé jusqu'à 1,4 SMIC inclus. Un fonds de soutien au bénéfice des allocataires du minimum vieillesse et de l'allocation adulte handicapé doté de 3 millions d’euros sera par ailleurs mis en place. Pour soutenir le pouvoir d’achat, il est prévu l’établissement «avant la fin du mois de mars 2009», d'une liste de produits de première nécessité au sein de «100 familles de produits». A ce «chariot de la ménagère», il sera ajouté une liste de 50 produits usuels (fournitures scolaires, électroménager, pièces automobiles...). Le mouvement a permis d’ores et déjà d’obtenir la mise en œuvre immédiate du gel du prix du pain et des loyers ainsi que la baisse des tarifs bancaires (jusqu'à 5 à 10% sur certains services), des carburants (de 43 centimes pour l'essence sans plomb et de 40 centimes pour le gazole), de l’eau (jusqu'à 10% par m3) ou des transports terrestres interurbains (-20%). Les autres points du protocole concernent l’Education, la formation, l’emploi des jeunes, la production agricole et la pêche ou encore l’aménagement du territoire et des infrastructures. Quant au paiement des 44 jours de grève, le texte stipule que «des réunions soient organisées entre l'autorité d'emploi, les agents et les organisations syndicales représentées dans l'administration et les entreprises concernées, avant toute retenue de salaires».Les yeux en Outre-Mer devraient désormais se tourner vers la Martinique qui entame aujourd’hui son 30ème jour de en grève générale et La Réunion où un appel à une grève générale et reconductible contre la vie chère et pour des hausses salariales vient d'être lancé.

mercredi 4 mars 2009

LES SYNDICATS DE FONCTIONNAIRES CLAQUENT LA PORTE DE BERCY


Mardi, ils ont quitté séance tenante une rencontre avec le ministre de la Fonction publique, tant celui-ci est resté sourd à leurs revendications sur la hausse des salaires et le gel des milliers de suppressions de postes.


Rien sur l’emploi, rien sur les salaires…les discussions à Bercy ne pouvaient que tourner court entre le gouvernement et les syndicats de fonctionnaires. Le ministre de la Fonction publique, Eric Woerth, «nous a opposé une fin de non recevoir sur toutes nos revendications. On attendait un gel des milliers de suppressions d'emploi, une augmentation sérieuse du pouvoir d'achat pour tous et un arrêt des réformes et on n'a rien», a expliqué Anne Baltazar, la secrétaire générale de la fédération des fonctionnaires (FGF-FO), après avoir calqué mardi la porte de la réunion multilatérale avec les sept autres organisations syndicales. Tout au long de cette rencontre qui a duré deux heures au lieu des quatre prévues, M. Woerth leur a martelé en effet que le gouvernement ne reviendrait pas sur les 30.000 suppressions d’emplois engagées en 2009. Lesquels correspondent aux «non-remplacements de la moitié des départs à la retraite» qui ne sont que «la conséquence d'une modernisation de l'ensemble de l'administration qu'il est impératif de continuer», leur a-t-il encore asséné. Car ce serait, selon lui, «une mauvaise réponse à la crise» s’il devait accéder à la demande d’un «moratoire» portée par tous les syndicats. «Une bonne réponse à la crise, c’est surseoir à la suppression de 100 postes par jour au moment où le chômage explose dans le pays», a répliqué alors FO. Le décalage est tout aussi béant sur les salaires. Alors que les syndicats réclament une revalorisation «immédiate et importante» du point d'indice, base de calcul des salaires des fonctionnaires, le gouvernement, lui, a refusé d’aller au-delà de la hausse de 0,8% – +0,5% en juillet et +0,3% en octobre – qu’il a décidée l'été dernier, arguant que le recul de l'inflation de 0,4% en 2009 ferait mécaniquement progresser le pouvoir d'achat. De quoi faire sortir de leurs gonds les fédérations de fonctionnaires. «En niveau, cela signifie certes une augmentation de 0,8%», a expliqué Anne Baltazar, mais «ramenée en masse, soit divisée par le nombre de mois concernée, cette hausse équivaut à 0,33% mensuel, et non 0,64 comme l’a encore soutenu le ministre». «C'est faire l'impasse du passif accumulé depuis janvier 2000», a déploré Gérard Aschieri (FSU), avançant que les agents publics ont perdu 9 points de pouvoir d'achat depuis 2000. Face à cet argument, M. Woerth a remis sur la table son l’idée d'un «intéressement collectif» pour les services «méritants» qui viendrait s'ajouter à une prime individuelle. Une extension de la «rémunération au mérite», inacceptable pour les syndicats, dans la mesure où elle serait plus que jamais gagées sur les économies réalisées par les suppressions de postes. Les organisations de fonctionnaires ont redit également tout le mal qu’elles pensaient du projet de loi sur la mobilité professionnelle que le gouvernement entend toujours faire examiner au printemps. Ce projet prétend faciliter le passage des agents d'une administration à une autre ou du public vers le privé alors même qu’il prévoit une mise en disponibilité d’office de tout agent refusant deux propositions de poste successives. «Un vaste plan social», a dénoncé Anne Baltazar (FO). A l’issue de cette réunion «pour rien», les syndicats ont aussitôt appelé les fonctionnaires à manifester «massivement» lors de la journée nationale de grève et manifestations du 19 mars, qui reste le seul moyen de «forcer la main» du gouvernement.

UN 19 MARS PLUS PUISSANT QUE LE 29 JANVIER


90.200 chômeurs supplémentaires officiellement recensés au mois de janvier 2009. Pour mesurer l’importance de cette augmentation (du jamais vu en un mois), il suffit de noter que, sur toute l’année 2008, l’accroissement a été de 217.000. Derrière les chiffres, ce sont surtout 92.000 personnes qui se sont inscrites à Pôle Emploi parce qu’elles cherchent un travail. Et ce nombre ne concerne que les candidats disponibles pour un emploi à temps plein et ne comprend pas toutes celles et ceux qui sont, par exemple, en sous-emploi avec du chômage partiel. Depuis plus d’un an, nous expliquons que cette crise est une crise du système. Au début, certains nous regardaient avec des yeux ronds en disant que nous avions tort, que ce n’était qu’une crise financière sévère mais temporaire. Les faits confirment notre analyse. Oui, il y a une dimension internationale à cette crise, tout simplement parce que tous les pays sont touchés et que le système capitaliste est lui-même mondialisé. Sur ce plan, le G20 de début avril, s’il veut avoir un effet, ne doit pas se contenter de quelques modifications de règles comptables: il faut, par exemple, interdire les paradis fiscaux, reréglementer rapidement et lancer une relance mondiale. Oui, il y a une dimension européenne à la crise. Celle-ci montre qu’une construction européenne basée sur le libre-échange, la liberté de circulation des capitaux, la prétendue libre concurrence, le recul des pouvoirs publics, la déréglementation et la libéralisation n’est pas un «plus» pour les pays membres, mais un «moins». C’est donc la nature de la construction européenne et ses priorités qu’il faut réorienter. Oui, il y a aussi une dimension nationale. Cette crise marque l’échec cuisant des tenants du capitalisme libéral. Il ne devrait pas y avoir de honte à le reconnaître, y compris pour celles et ceux qui se trouvent percutés dans leurs convictions ou intérêts. Le seul pragmatisme ne doit pas être un alibi ou une échappatoire pour éviter les débats et questions de fond. Or, force est de constater que ce n’est toujours pas le cas dans notre pays. Dans une telle situation, il faut à la fois donner un sens (c’est-à-dire une vision) et savoir activer toutes les manettes. À une crise de système, il faut répondre par une refonte du système. Le seul plan de relance de 26 milliards d’euros sur l’investissement est notoirement insuffisant. Il faut maintenant le compléter par un soutien à la consommation. Cela passe, bien entendu, par une augmentation du pouvoir d’achat des salaires, retraites et minima sociaux pour réduire les inégalités et contribuer à remplir les carnets de commandes. Cela passe aussi par la mise en œuvre de moyens financiers pour prolonger l’indemnisation du chômage et permettre la mise en place d’une allocation d’insertion pour les moins de 25 ans, qui n’ont rien. Cela passe encore par la remise en place de l’allocation équivalent retraite. Il faut encore qu’en contrepartie des aides accordées, l’État exige le maintien des emplois. Il faut enfin geler les suppressions de postes dans la fonction publique. Tout cela n’est pas conforme aux dogmes libéraux? Raison de plus, car ce sont ces dogmes qui sont à l’origine de la crise. Cela va coûter cher? Peut-être, mais envisage-t-on demain des centaines de milliers de personnes supplémentaires sans indemnisation? Se référer à la justice c’est bien, la mettre en œuvre c’est mieux. C’est pour cela qu’il ne faut pas hésiter à remettre en cause la loi TEPA et à taxer plus fortement les entreprises du CAC 40 qui réalisent des profits. Cela doit participer de la redistribution indispensable. Sur toutes ces questions, il y a urgence. C’est une question de volontarisme et de choix. C’est ce que nous réaffirmerons avec force le 19 mars, un 19 mars qui doit être plus puissant que le 29 janvier. – Augmentation générale des salaires, minima sociaux et retraites.– Moratoire (gel) des licenciements.– Abrogation de la loi TEPA.– Arrêt de la RGPP et des suppressions de postes dans la fonction publique.